Jesus Crucified

Jesus Crucified
Jesus Christ have mercy on us

Holy Tridentine Mass - Santa Missa Tridentina.

sábado, 15 de outubro de 2011

Missale Romanum 1962 : Ritus servandus in celebratione Missae.





Sacrée Congrégation des Rites


Rites à observer dans la célébration de la messe

•La préparation du célébrant
•L'entrée du célébrant à l'autel
•Le début de la messe
•L'antienne d'entrée, le Kyrie eleison et le Gloria in excelsis
•L'oraison
•L'épître, le graduel et ce qui suit jusqu'à l'offertoire
•L'antienne d'offertoire et ce qui suit jusqu'au Canon
•Le Canon de la Messe jusqu'à la consécration
•Le Canon après la Consécration jusqu'à l'oraison dominicale
•L'oraison dominicale et la suite jusqu'à la Communion
•L'antienne de la Communion et les oraisons après la Communion
•La bénédiction à la fin de la messe et l'Évangile selon saint Jean
•Ce qu'on omet aux Messes des défunts
•Ce qu'il faut faire si le prêtre célèbre deux fois ou trois fois le même jour


I -- La préparation du célébrant

1. Le prêtre qui va célébrer la messe vaquera à la prière quelques moments, en employant s'il le désire les prières de la préparation. Puis il se rend à l'endroit, préparé dans la sacristie ou ailleurs, où se trouvent les ornements et les autres objets nécessaires à la célébration. Il prend le missel, recherche la messe, et dispose les signets aux textes qu'il va dire. Ensuite, il se lave les mains en disant la prière qui accompagne ce rite. Puis il prépare le calice, qui doit être d'or ou d'argent, ou du moins avoir la coupe d'argent dorée en dedans, et qui en outre doit être consacré par l'évêque, ainsi que sa patène également dorée. Il pose dessus un purificatoire propre, et sur celui-ci la patène avec une hostie entière, qu'il essuie légèrement, si c'est nécessaire, pour la débarrasser des miettes, et il la couvre avec la pale de lin, puis avec le voile de soie. Sur le voile, il met la bourse de la couleur des ornements, contenant le corporal plié, qui doit être fait seulement de lin et sans être brodé d'or ou de soie au milieu, mais entièrement blanc, et bénit comme la pale par un évêque ou par un autre qui en a le pouvoir.

2. Les choses ainsi disposées, il va vers les ornements, qui ne doivent point être troués ou déchirés, mais entiers, décemment propres et beaux, et bénis par l'évêque ou par un autre qui en a le pouvoir. Là, portant des souliers aux pieds et revêtu des habits de son état, dont celui de dessus descend au moins jusqu'au talon, il se revêt des ornements, en disant pour chacun les différentes prières marquées.

3. Tout d'abord, prenant l'amict par les extrémités et les cordons, il le baise au milieu où se trouve une croix et le met sur la tête ; aussitôt, il l'abaisse sur le cou, en couvre le col de ses vêtements, fait passer les cordons sous les bras, puis derrière le dos, les ramène devant la poitrine et les attache. Ensuite, il revêt l'aube, passant d'abord la tête, puis le bras droit dans la manche droite, ensuite le bras gauche. Il arrange l'aube autour du corps et, la relevant par-devant et sur chaque côté, se ceint avec le cordon que le ministre lui présente par derrière. Le ministre élève l'aube tout autour du cordon, afin qu'elle pende décemment et couvre les habits ; il dispose le dessous de telle manière qu'il soit de tous côtés également élevé de terre de la largeur d'un doigt environ. Le prêtre prend ensuite le manipule, baise la croix au milieu, et le met au bras gauche. Ensuite, prenant l'étole des deux mains, il la baise de la même manière, la met avec le milieu à son cou, et la fait traverser devant sa poitrine en forme de croix, faisant passer à droite la partie qui descend de l'épaule gauche, et à gauche la partie qui descend de l'épaule droite. Puis, avec les extrémités du cordon, il attache chacun des deux côtés de l'étole à ce même cordon de part et d'autre. Enfin le célébrant prend la chasuble, et il est convenable qu'il se couvre la tête.

4. Si le célébrant est un évêque ou un abbé ayant reçu la bénédiction et pouvant user des pontificaux, il ne croise pas l'étole devant la poitrine, mais en laisse pendre les deux extrémités de chaque côté ; et avant de prendre l'étole il prend la croix pectorale, qu'il baise, qu'il met à son cou et qu'il laisse pendre devant la poitrine au bout des cordons. Il ne prend pas non plus le manipule avant l'étole, sinon aux messes des défunts, mais il le prend à l'autel, après avoir dit l'Indulgentiam et l'ayant baisé d'abord.

5. S'il est évêque, ou abbé comme ci-dessus, et qu'il célèbre solennellement, il revêt les ornements et il se comporte pour le reste selon les indications du Pontifical et du Cérémonial.


II -- L'entrée du célébrant à l'autel

1. Le prêtre, revêtu de tous les ornements, prend de la main gauche le calice préparé comme on vient de l'indiquer ; il le porte élevé devant la poitrine, en tenant de la main droite la bourse sur le calice et, après avoir fait l'inclination à la croix ou à l'image qui se trouve dans la sacristie, il se rend à l'autel, précédé par un ministre en surplis qui porte le missel et les autres objets nécessaires à la célébration (à moins qu'ils n'aient été préparés auparavant). Il s'avance les yeux baissés, d'un pas grave et le corps droit. S'il vient à passer devant l'autel majeur, il fait l'inclination. Devant le Saint-Sacrement, il fait la génuflexion. S'il passe devant un autel où l'on célèbre la messe, au moment de l'élévation ou au moment de la Communion, il fait également la génuflexion et la tête découverte il l'adore, et il ne se lève pas avant que le célébrant ait reposé le calice sur le corporal.

2. Parvenu à l'autel, il s'y tient debout devant le dernier degré, se découvre, tend la barrette au ministre et s'incline profondément devant l'autel ou devant l'image du Crucifié placée au-dessus. Si à cet autel se trouve le tabernacle du Saint-Sacrement, il lui rend la révérence qui lui est due, en faisant la génuflexion. Alors il monte au milieu de l'autel, y place le calice du côté de l'évangile, tire de la bourse le corporal qu'il déploie au milieu de l'autel, et place le calice couvert du voile sur le corporal, tandis qu'il pose la bourse du côté de l'évangile. S'il prenait les ornements à l'autel, il le ferait avant de descendre au bas de l'autel et de commencer la messe.

3. S'il doit consacrer plusieurs hosties pour la Communion et qu'elles ne tiennent pas sur la patène commodément, il les place sur le corporal devant le calice, ou bien dans un autre calice consacré ou un vase propre et béni, qu'il place derrière le calice et qu'il couvre d'une autre patène ou d'une pale.

4. Lorsqu'il a placé le calice sur l'autel, il se rend au côté de l'épître, et ouvre le missel sur le coussin. Puis, revenant au milieu de l'autel, ayant d'abord salué la croix, il se tourne vers le côté de l'épître et descend devant le dernier degré de l'autel pour y faire la confession.

5. A la messe solennelle le missel est préparé sur l'autel, mais le calice et les autres objets nécessaires seront préparés sur la crédence couverte d'une nappe, avant que le célébrant ne vienne à l'autel. Celui-ci s'avance avec le diacre et le sous-diacre qui, comme lui, ont la tête couverte et tiennent les mains jointes devant la poitrine ; les acolytes marchent devant eux, portant les chandeliers avec les cierges allumés, qu'ils posent ensuite sur la crédence ; lorsque le prêtre arrive devant le degré inférieur de l'autel c'est là, avec le diacre à droite et le sous-diacre à gauche, qu'avant de monter à l'autel, il fait avec eux la confession (comme plus loin).

6. A la messe pontificale on observe en toutes choses les règles du Pontifical et du Cérémonial romains ; les évêques et les abbés, comme ci-dessus, ne se passeront pas des rites pontificaux chaque fois qu'ils célèbrent avec diacre et sous-diacre parés.



III -- Le début de la messe

1. Lorsque le prêtre est descendu devant le degré inférieur de l'autel, il se tourne vers l'autel et se tient debout au milieu, les mains jointes devant la poitrine, les doigts étendus et joints dans toute leur longueur, le pouce droit placé sur le pouce gauche en forme de croix (comme il fait toujours pour joindre les mains jusqu'à la consécration), et la tête découverte. Ayant tout d'abord fait une inclination profonde à la croix ou à l'autel, ou bien, s'il y a le tabernacle du Saint-Sacrement, ayant fait la génuflexion, il se redresse et commence la messe.

2. S'il doit célébrer devant le Souverain Pontife, il se place devant le degré inférieur de l'autel du côté de l'évangile devant le Pontife lui-même et, agenouillé, il attend ; lorsqu'il a reçu la bénédiction, il se lève et debout, légèrement tourné vers l'autel, il commence la messe. S'il est devant un cardinal ou un légat du Siège apostolique, ou bien devant un patriarche, un archevêque ou un évêque dans leur lieu de résidence, ou le lieu de leur juridiction, il attend debout devant le degré inférieur du côté de l'évangile, comme ci-dessus, que le prélat lui fasse signe ; alors il lui fait une profonde inclination et, tourné vers l'autel, il commence la messe.

3. Si, cependant, il célèbre solennellement en présence du Souverain Pontife ou de l'un des prélats énumérés ci-dessus dans les églises de leur juridiction, debout à la gauche du prélat il fait avec lui la confession et il observe les autres rites, comme c'est réglé dans le Cérémonial romain.

4. Le célébrant étant donc debout devant le degré inférieur de l'autel, comme on l'a vu, fait le signe de la croix de la main droite depuis le front jusqu'à la poitrine, et dit à voix intelligible : In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Et lorsqu'il l'a dit, il ne doit plus prêter attention à ceux qui célèbrent à d'autres autels, y fût-on à l'élévation du Sacrement, mais il poursuivra sa messe sans interruption jusqu'à la fin. Ce qu'on observe également à la messe solennelle, et de même de la part des ministres.

5. Lorsqu'il se signe, il met toujours la main gauche en dessous de la poitrine ; pour les autres bénédictions à l'autel, quand il bénit les oblats ou autre chose, il la pose sur l'autel, à moins d'indication différente. En se bénissant, il tourne vers lui la paume de la main droite et, tous les doigts de cette main étant joints et étendus, il trace le signe de la croix du front à la poitrine et de l'épaule gauche à l'épaule droite. Mais s'il bénit d'autres personnes ou un objet, il tourne le petit doigt vers ce qu'il bénit, et en bénissant il étend toute la main droite, dont tous les doigts sont également joints et étendus : ce qu'on observe dans toutes les bénédictions.

6. Après avoir dit : In nomine Patris, etc., comme ci-dessus, joignant de nouveau les mains devant la poitrine, il prononce à haute voix l'antienne : Introibo ad altare Dei. Le ministre à genoux en arrière de lui à sa gauche, et, à la messe solennelle, les ministres debout de chaque côté continuent : Ad Deum qui laetificat iuventutem meam. Puis le prêtre commence de la même manière, et poursuit en alternance avec le ministre, ou les ministres, le psaume : Iudica me, Deus, jusqu'à la fin avec Gloria Patri. A la fin il répète l'antienne Introibo avec les ministres comme au début. Ce psaume n'est jamais omis, sinon aux messes pour les défunts, et aux messes du Temporal depuis le I° dimanche de la Passion jusqu'au Jeudi saint inclus ; dans ces cas, ayant seulement dit l'antienne Introïbo une fois avec les ministres, comme ci-dessus, le prêtre ajoute aussitôt : V/. Adiutorium nostrum, etc. comme ci-dessous. En disant Gloria Patri, etc. à la fin du psaume, il incline la tête vers la croix.

7. Ayant répété l'antienne Introibo, il fait le signe de la croix de la main droite depuis le front jusqu'à la poitrine, et dit V/. Adiutorium nostrum in nomine Domini. R/. Qui fecit caelum et terram. Ensuite, s'inclinant profondément devant l'autel, les mains jointes, il dit : Confiteor Deo, comme dans l'Ordinaire de la messe ; et il poursuit de la même manière, debout et incliné, jusqu'à ce que le Misereatur ait été dit par le ministre ou les ministres. Lorsque les ministres commencent le Confiteor, il se redresse. Lorsqu'il dit mea culpa, il se frappe trois fois la poitrine de la main droite, la gauche étant placée au-dessous de la poitrine.

8. S'il est en présence du Souverain Pontife, d'un cardinal, d'un légat du Siège apostolique, ou bien d'un patriarche, d'un archevêque ou d'un évêque, dans leur province, leur ville, ou leur diocèse, là où il aurait dit : vobis, fratres, il dira : tibi pater ; de la même manière à la fin, là où il aurait dit : vos, fratres, il dira : te pater ; en le disant, il fait la génuflexion vers le Souverain Pontife et il s'incline profondément vers les autres prélats.

9. Lorsque le ministre ou les assistants (même si le Souverain Pontife est présent) répondent Confiteor, ils disent tibi, pater et te, pater, en se tournant un peu vers le célébrant.

10. Lorsque les assistants ont fait la confession, le célébrant debout répond : Misereatur vestri, etc. Ensuite, faisant le signe de la croix de la main droite depuis le front jusqu'à la poitrine, il dit : Indulgentiam, etc. ; et s'il est évêque ou abbé, comme ci-dessus, il prend le manipule, qu'il baise au milieu. Et en demeurant incliné, les mains jointes, il continue : Deus, tu conversus, et ce qui suit dans l'Ordinaire de la messe, de voix haute jusqu'à l'oraison Aufer a nobis, etc ; et lorsqu'il dit Oremus, il étend puis joint les mains.

11. Et alors, s'il célèbre en présence du Souverain Pontife ou des autres prélats énumérés ci-dessus, après avoir fait la génuflexion vers le Souverain Pontife et une inclination profonde vers les autres prélats, il se rend au milieu de l'autel devant le degré inférieur et là il commence à voix basse : Aufer a nobis, comme dans l'Ordinaire de la messe.

12. Toutefois, on omet le psaume Iudica me, Deus, avec son antienne, la confession et l'absolution, les versets qui suivent et les oraisons Aufer a nobis et Oramus te, Domine selon les normes du n. 424 des rubriques [1]. En ces cas, le célébrant, après avoir salué l'autel, y monte sans rien dire et, ayant disposé le calice, baise l'autel, toujours sans rien dire ; puis, à moins d'encenser l'autel, il se rend au côté de l'épître pour lire l'antienne de l'introït, comme ci-après.

[1] Rubriques générales, 26 juillet 1960, n° 424. On dit le psaume Iudica me Deus avec l'antienne Introibo et le Confiteor avec l'absolution devant les marches de l'autel, à toute messe, qu'elle soit chantée ou lue ; on les omet, en même temps que les versets qui suivent, et les oraisons Aufer a nobis et Oramus te, Domine, dans les cas ci-après :

a.à la messe de la Purification qui suit la bénédiction et la procession des cierges ;
b.à la messe du mercredi des cendres, que l'on dit après la bénédiction et l'imposition des cendres ;
c.à la messe du deuxième dimanche de la Passion ou des Rameaux qui suit la bénédiction et la procession des rameaux ;
d.à la messe de la Vigile pascale ;
e.à la messe des rogations, qui suit la procession des litanies majeures ou mineures ;
f.aux messes qui suivent certaines consécrations déterminées par les rubriques du Pontifical romain.

IV -- L'antienne d'entrée, le Kyrie eleison et le Gloria in excelsis

1. Tout en disant : Aufer a nobis, etc., le célébrant, les mains jointes, monte au milieu de l'autel. Là, incliné et les mains jointes posées sur l'autel, c'est-à-dire, les petits doigts touchant seuls le bord de l'autel, le reste des mains entre l'autel et le corps, les pouces croisés, le droit au-dessus du gauche (ce qu'il observera chaque fois qu'il posera les mains jointes sur l'autel), il dit à voix basse : Oramus te, Domine, etc. En disant : Quorum reliquiae hic sunt, il baise l'autel au milieu en y posant les mains étendues à égale distance de part et d'autre, ce qu'il observera chaque fois qu'il baise l'autel, sauf qu'après la consécration il ne disjoint pas les pouces des indices. Quand il baise, soit l'autel, soit le livre, soit une autre chose, il ne fait point le signe de croix avec le pouce ni avec la main sur la chose qu'il baise.

2. Le prêtre ayant baisé l'autel, il va au côté gauche de l'autel -- c'est-à-dire, celui de l'épître -- où debout, tourné vers l'autel et faisant le signe de la croix depuis le front jusqu'à la poitrine, il commence à intelligible voix l'antienne de l'introït, qu'il continue avec les mains jointes. En disant Gloria Patri, il garde les mains jointes et incline la tête. Quand il répète l'antienne de l'introït, il ne se signe pas de nouveau ; ensuite, gardant les mains jointes devant la poitrine, il se rend au milieu de l'autel, et là, tourné vers lui avec les mains toujours jointes, il dit à voix intelligible trois fois Kyrie, eleison, trois fois Christe, eleison, et encore trois fois Kyrie, eleison, en alternant avec le ministre. Si le ministre ou les assistants ne répondent pas au célébrant, il dit lui-même les neuf invocations.

3. Le dernier Kyrie, eleison dit, si l'on doit dire Gloria in excelsis, le prêtre, restant au milieu de l'autel, étendant les mains et les élevant jusqu'à la hauteur des épaules (comme à chaque élévation des mains), le commence de la même voix intelligible. En disant Deo, il joint les mains et incline la tête vers la croix ; relevant la tête et se tenant debout les mains jointes devant la poitrine, il continue jusqu'à la fin. Quand il dit Adoramus te, gratias agimus tibi, et Iesu Christe, Suscipe deprecationem nostram, et de nouveau Iesu Christe, il incline la tête vers la croix. Quand il dit à la fin, Cum Sancto Spiritu, il se signe depuis le front jusqu'à la poitrine, achevant en même temps : in gloria Dei Patris. Amen.

4. A la messe solennelle, lorsque le prêtre a fait la confession, il monte avec les ministres au milieu de l'autel ; là, après avoir dit Oramus te, Domine, et baisé l'autel, il met de l'encens dans l'encensoir, le diacre lui présentant la navette tandis que le thuriféraire présente l'encensoir. Le diacre, un peu incliné vers le célébrant, dit : Benedicite, pater reverende, et baise la cuiller et la main du célébrant avant et après. Le célébrant met par trois fois de l'encens dans l'encensoir, disant en même temps : Ab illo benedicaris, etc., et, après avoir déposé la cuiller, il bénit l'encens dans l'encensoir en traçant au-dessus le signe de croix de la main droite. Ensuite le diacre, ayant rendu la navette, prend l'encensoir et le donne au célébrant, baisant d'abord le haut des chaînettes et la main droite du célébrant qui, après avoir fait à la croix une profonde inclination, l'encense trois fois sans rien dire. Ayant fait de nouveau l'inclination à la croix, il encense l'autel en dirigeant l'encensoir à trois reprises sur une distance égale, suivant la disposition des chandeliers, depuis le milieu de l'autel jusqu'au côté de l'épître ; là, baissant la main, il encense l'extrémité postérieure de l'autel, d'abord en bas, puis en haut, de deux mouvements de l'encensoir ; s'étant retourné vers l'autel et élevant la main, il encense sa surface horizontale, ou table, par devant, en dirigeant trois fois l'encensoir jusqu'au milieu. Là, ayant fait l'inclination à la croix, il s'avance en encensant l'autre côté de l'autel de trois mouvements jusqu'au côté de l'évangile ; il encense de même la partie inférieure et la partie supérieure de ce côté de l'évangile de deux mouvements ; puis, demeurant encore au même endroit, il élève l'encensoir et encense trois fois la partie supérieure de la table en se tournant vers le milieu de l'autel, comme il l'a fait au côté de l'épître ; ensuite, abaissant un peu la main, il encense sa partie antérieure ou front, en dirigeant trois fois l'encensoir, tandis qu'il s'avance du côté de l'évangile jusqu'au milieu de l'autel, et, ayant fait l'inclination à la croix, il encense de même de trois mouvements le reste de la partie antérieure jusqu'au côté de l'épître. Là, ayant rendu l'encensoir au diacre, il est encensé, et lui seul, par celui-ci.

5. Si, toutefois, il y a sur l'autel des reliques ou des images des Saints, après avoir encensé la croix et lui avoir fait l'inclination, avant de quitter le milieu de l'autel, d'abord il encense celles qui se trouvent auprès de la croix et à sa droite - c'est-à-dire du côté de l'évangile - par deux mouvements de l'encensoir, et après avoir fait de nouveau l'inclination à la croix, il encense de la même manière par deux coups les reliques ou les images qui sont à la gauche de la croix, au côté de l'épître ; ensuite il poursuit l'encensement de l'autel comme ci-dessus en donnant trois coups d'encensoir de chaque côté, même s'il y avait là un plus grand nombre de reliques ou d'images, un plus grand ou un moindre nombre de chandeliers.

6. Si le tabernacle du Saint-Sacrement est sur l'autel, après avoir reçu l'encensoir et avant de commencer l'encensement, il fait la génuflexion, et de même chaque fois qu'il passe devant le milieu de l'autel.

7. Le diacre et le sous-diacre assistent le célébrant de part et d'autre, lorsqu'il encense et, lorsqu'ils passent devant la croix, ils font toujours la génuflexion. Ensuite le célébrant, se tenant au côté de l'épître avec le diacre à sa droite et le sous-diacre à la droite du diacre, lit l'antienne de l'introït et Kyrie, eleison.Quand il entonne l'hymne Gloria in excelsis Deo, le diacre et le sous-diacre, l'un derrière l'autre, se tiennent derrière le célébrant ; ensuite ils montent à l'autel de part et d'autre, le diacre à droite et le sous-diacre à gauche, et continuent l'hymne jusqu'à la fin avec le célébrant. Ils font de même en disant le Credo ; et quand le célébrant dit Dominus vobiscum, l'oraison, la préface et Pater noster, le diacre et le sous-diacre se tiennent de la même manière l'un derrière l'autre dans son dos.

8. Aux messes chantées, si l'on fait les encensements, le célébrant se comporte comme il a été dit ci-dessus pour la messe solennelle ; à la fin, il est encensé par le servant.



V -- L'oraison

1. Après avoir dit l'hymne Gloria in excelsis ou bien, s'il ne faut pas le dire, l'ayant omis, le célébrant baise l'autel au milieu en y posant les mains étendues de part et d'autre comme avant ; puis, les joignant devant la poitrine et baissant les yeux à la terre, il se tourne de gauche à droite vers le peuple, c'est-à-dire en passant son regard par le côté de l'épître. Étendant puis joignant les mains devant la poitrine, comme avant, il dit à haute voix : Dominus vobiscum, ou s'il est évêque : Pax vobis (ce qu'il dit à cet endroit seulement, lorsqu'on a dit l'hymne Gloria in excelsis). R/. Et cum spiritu tuo, et les mains jointes comme auparavant, il retourne par la même voie au livre. Là, étendant puis joignant les mains devant la poitrine, et inclinant la tête, il dit : Oremus, puis, les mains étendues devant la poitrine, et les doigts joints ensemble, il dit l'oraison. En disant Per Dominum, il joint les mains et les garde jointes jusqu'à la fin de l'oraison. Si l'oraison se conclut par Qui tecum ou par Qui vivis, il joint les mains lorsqu'il dit in unitate.

2. Lorsque, dans l'oraison ou à un autre endroit de la messe, on prononce le nom de Jésus ou de Marie, et de même lorsqu'on profère le nom du Saint ou du Bienheureux dont on dit la messe, ou dont on fait commémoraison, ou le nom du Souverain Pontife, le prêtre incline la tête. S'il faut dire plusieurs oraisons, on observe en chacune d'elles ce qu'on vient de dire au sujet du ton de voix, de l'extension des mains et de l'inclination de la tête.

3. Si l'autel est disposé de sorte que le célébrant, en disant la messe, a la face tournée vers le peuple, il ne tourne pas le dos à l'autel pour dire Dominus vobiscum, Orate fratres, Ite, missa est, ou pour donner la bénédiction, mais, après avoir baisé l'autel au milieu, c'est là que, étendant puis joignant les mains, comme plus haut, il salue le peuple et donne la bénédiction.

4. Chaque fois qu'en disant la messe on doit dire les mots Flectamus genua -- Levate, le prêtre, ayant dit Kyrie, eleison au milieu de l'autel, retourne au côté de l'épître, où, debout devant le livre, étendant puis joignant les mains devant la poitrine, la tête inclinée, il dit Oremus et ensuite Flectamus genua. Aussitôt, les mains étendues et appuyées sur l'autel, il fléchit les deux genoux et prie en silence pendant un certain laps de temps ; puis il dit Levate, se lève, et, les mains étendues, dit l'oraison. La lecture qui suit est lue de la manière qu'on dira à propos de l'épître.

5. A la messe solennelle, lorsqu'on dit Dominus vobiscum et l'oraison, le diacre et le sous-diacre se tiennent debout derrière le célébrant. Flectamus genua et Levate sont chantés par le diacre ; le célébrant et tous les autres fléchissent les deux genoux et prient comme on l'a dit ci-dessus. Le diacre chante Flectamus genua avant de fléchir les genoux, et Levate avant de se lever.



VI -- L'épître, le graduel et ce qui suit jusqu'à l'offertoire

1. Ayant dit les oraisons, le célébrant, posant les mains sur le livre ou sur l'autel avec les paumes touchant le livre, ou bien (s'il le préfère) tenant le livre, lit l'épître à voix intelligible ; le ministre répond : Deo gratias. Semblablement, se tenant de la même manière, il continue le graduel, l'Alleluia ou le trait et la séquence, s'il faut les dire. Cela fait, à la messe lue, lui-même ou le ministre porte le missel à l'autre côté de l'autel, inclinant la tête vers la croix lorsqu'il passe devant le milieu de l'autel, posant le missel au côté de l'évangile, de sorte que la partie postérieure du livre regarde ce côté de l'autel et non pas la paroi ou le bord de l'autel qui lui fait face.

2. Après le déplacement du missel sur l'autel, le célébrant revient au milieu de l'autel, où il se tient, les mains jointes devant la poitrine, et après avoir levé les yeux à Dieu et les avoir abaisses aussitôt, s'incline profondément et dit à voix basse : Munda cor meum et Iube Domine benedicere, Dominus sit in corde meo, comme dans l'Ordinaire. Après avoir dit ces prières, il va au missel et là, tourné vers lui, les mains jointes devant la poitrine, il dit à voix intelligible : Dominus vobiscum R/. Et cum spiritu tuo. Ensuite, du pouce de la main droite il trace le signe de la croix tout d'abord sur le livre, à l'endroit où commence l'évangile qu'il va lire, ensuite sur lui-même, au front, à la bouche et à la poitrine, en disant : Sequentia ou Initium sancti Evangelii, etc. R/. Gloria tibi Domine. Puis, ayant joint de nouveau les mains devant la poitrine dans la même attitude que ci-dessus, il continue l'évangile jusqu'à la fin. Lorsqu'il a fini, le ministre, debout au côté de l'épître derrière le degré inférieur de l'autel, répond : Laus tibi, Christe, et le prêtre, élevant un peu le livre, le baise à l'endroit où se trouve le début de l'évangile en disant : Per evangelica dicta, etc., sauf aux messes des défunts. A moins qu'il ne célèbre en présence du Souverain Pontife, d'un cardinal, d'un légat du Siège apostolique, ou bien d'un patriarche, d'un archevêque ou d'un évêque, dans son lieu de résidence, en quel cas le prélat baise le livre et alors le célébrant ne le baise pas ni ne dit : Per evangelica dicta. Au nom de Jésus il incline la tête vers le livre ; et de la même manière il fait la génuflexion vers le livre quand il faut la faire pendant l'évangile.

3. Après avoir dit l'évangile, se tenant au milieu de l'autel tourné vers la croix, élevant et étendant les mains, il commence le Credo (si on doit le dire). Lorsqu'il dit : in unum Deum, il joint les mains, et incline la tête vers la croix. S'étant redressé, il poursuit jusqu'à la fin avec les mains jointes devant la poitrine, comme avant. En disant Iesum Christum, il incline la tête vers la croix. Lorsqu'il dit Et incarnatus est, jusqu'à et homo factus est inclusivement, il fait la génuflexion. En disant : simul adoratur, il incline la tête vers la croix. Quand il dit : Et vitam venturi saeculi. Amen, il fait sur soi le signe de la croix de la main droite depuis le front jusqu'à la poitrine.

4. A la messe solennelle, vers la fin de la dernière oraison, le sous-diacre prend des deux mains le livre des épîtres, qu'il porte devant la poitrine, et, après avoir fait au milieu la génuflexion à l'autel, va au côté de l'épître face à l'autel, où il chante l'épître, que le célébrant écoute assis. Le chant de l'épître achevée, le célébrant retourne au livre. Le sous-diacre, faisant de nouveau la génuflexion au milieu de l'autel, monte auprès du célébrant et, agenouillé, baise sa main et reçoit sa bénédiction, à moins que ce ne soit une messe des défunts. Puis le célébrant lit le graduel, etc. à voix basse, jusqu'à Munda cor meum, exclusivement.


5. Le célébrant attend, au milieu de l'autel, que le sous-diacre déplace le missel au côté de l'évangile et que le diacre dépose l'évangéliaire au milieu de l'autel, puis il impose et bénit l'encens de la manière habituelle. Ensuite le diacre, agenouillé sur la marche haute et incliné, dit : Munda cor meum, et prend l'évangéliaire sur l'autel. Agenouillé sur la marche haute, il demande au célébrant la bénédiction et baise sa main. Précédé par le thuriféraire et les deux acolytes portant les candélabres allumés pris sur la crédence, le diacre se rend, avec le sous-diacre à sa gauche, au lieu de l'évangile en face de l'autel, où, tourné vers le peuple et les mains jointes, le sous-diacre tenant le livre au milieu des deux acolytes qui tiennent des candélabres allumés, il dit : Dominus vobiscum. Lorsqu'il dit : Sequentia, etc., il signe le livre au début de l'évangile, puis il se signe lui-même sur le front, la bouche et la poitrine. Alors il encense trois fois le livre, au milieu, à droite et à gauche, et poursuit l'évangile, les mains jointes. Entre-temps le célébrant, ayant donné la bénédiction au diacre, se retire au côté de l'épître, où il se tient debout les mains jointes. Lorsque le diacre dit Sequentia sancti Evangelii le prêtre se signe ; et quand il prononce le nom de Jésus il s'incline la tête. Lorsque l'évangile est fini, le prêtre baise le livre que le sous-diacre lui a apporté, en disant : Per evangelica dicta, etc. et est encensé de trois coups par le diacre. En présence d'un prélat dans son lieu de résidence, c'est au prélat que l'on porte l'évangile à baiser, comme ci-dessus, et lui qui est encensé comme il est marqué au Cérémonial. Ensuite le prêtre, debout au milieu de l'autel et tourné vers la croix, commence, si on doit le dire, le Credo ; le diacre et le sous-diacre se tiennent debout derrière lui, puis ils montent à l'autel et continuent le symbole avec lui comme il a été dit au Gloria in excelsis.

6. Cependant, s'il y a prédication, le prédicateur prêche après l'évangile, et à la fin du sermon, ou de la harangue, on dit le Credo ou, s'il n'est pas à dire, on chante l'antienne de l'offertoire.

7. Après le chant de Et incarnatus est du symbole, le diacre prend la bourse sur la crédence. La tenant élevée des deux mains, faisant les révérences habituelles, il l'apporte au milieu de l'autel, où il déplie le corporal puis retourne auprès du célébrant. Lorsqu'on ne dit pas le Credo, le sous-diacre apporte la bourse en même temps que le calice, comme il sera dit plus loin.

8. A la messe chantée, l'épître peut être chantée par un servant ; sinon il suffit qu'elle soit lue par le célébrant, qui pourrait toutefois la chanter à la manière habituelle. Si on fait les encensements, le célébrant impose et bénit l'encens au milieu de l'autel avant de dire Munda cor meum ; il encense le missel de trois coups après les mots Sequentia ou Initium sancti Evangelii, etc. Cependant, après avoir chanté l'évangile, le célébrant n'est pas encensé.



VII -- L'antienne d'offertoire et ce qui suit jusqu'au Canon

1. Le symbole achevé, ou bien, si on ne doit pas le dire, après l'évangile ou l'homélie, le célébrant baise l'autel au milieu et, les mains jointes devant la poitrine, se tourne de gauche à droite (comme il a déjà été dit) vers le peuple et, étendant puis rejoignant les mains, dit : Dominus vobiscum. Les mains jointes de nouveau, il retourne par le même chemin au milieu de l'autel où, étendant puis joignant les mains, la tête inclinée vers la croix, il dit : Oremus. Puis, joignant les mains comme auparavant, il dit l'antienne de l'offertoire, et tout ce qui jusqu'à la fin de la messe doit être dit au milieu de l'autel, il le dit à ce même endroit tourné vers l'autel, à moins que ce ne soit réglé autrement.

2. L'antienne d'offertoire dit, il découvre le calice et le pose au côté de l'épître, et de la main droite enlève la petite pale de dessus l'hostie, prend la patène avec l'hostie, et, la tenant des deux mains élevée jusqu'à la poitrine, après avoir levé les yeux à Dieu et les avoir abaissés aussitôt, dit : Suscipe, Sancte Pater, etc.

3. S'il y a d'autres hosties non pas sur la patène, mais sur le corporal, ou dans un autre calice ou vase, à consacrer pour la Communion du peuple, il découvre ce calice ou vase de la main droite, et dirigeant aussi son intention vers l'offrande et la consécration de ces hosties-là, il dit comme ci-dessus : Suscipe, etc., comme dans l'Ordinaire de la messe. Cela dit, tenant la patène des deux mains, il fait avec elle le signe de la croix au-dessus du corporal ; il dépose l'hostie vers le milieu de la partie antérieure du corporal devant lui, et la patène, avec sa main droite, un peu sous le corporal ; il la recouvre du purificatoire après avoir essuyé le calice comme on va le dire. S'il y a un vase ou un calice avec d'autres hosties, il le recouvre d'une autre patène ou d'une pale.

4. Ensuite, au côté de l'épître, il prend le calice qu'il essuie avec le purificatoire, et le tenant de la main gauche par le noeud il reçoit la burette de vin de la main du ministre (qui baise la burette, mais non la main du célébrant) et verse le vin dans le calice. Puis, tenant le calice de la même manière, il fait le signe de la croix sur la burette d'eau et dit : Deus, qui humanae substantiae, et versant un peu d'eau dans le calice il continue : Da nobis per huius aquae et vini mysterium, etc. Mais s'il célèbre la messe pour les défunts, il ne fait pas le signe de la croix sur l'eau, mais il la met sans bénédiction, en disant l'oraison comme ci-dessus.

5. Lorsqu'il a mis l'eau dans le calice et terminé l'oraison comme nous venons de dire, il prend de la main droite le calice découvert, et se tenant devant le milieu de l'autel il le tient élevé des deux mains, c'est-à-dire que de la main gauche il tient le pied, et de la main droite le noeud sous la coupe. Levant les yeux à Dieu, il l'offre en disant : Offerimus tibi, Domine, etc. Quand il a dit cette prière, il fait le signe de la croix avec le calice au-dessus du corporal, il le pose au milieu en arrière de l'hostie et il le couvre de la pale. Ensuite, les mains jointes et posées sur l'autel, un peu incliné, il dit à voix basse : In spiritu humilitatis, etc. Puis, s'étant redressé, après avoir levé les yeux et étendu les mains en les tournant vers le haut, il les joint immédiatement devant la poitrine (comme il fera chaque fois qu'il a quelque chose à bénir) et dit : Veni sanctificator, etc. En disant : et benedic, il fait de la main droite le signe de la croix à la fois sur l'hostie et le calice, la main gauche reposant sur l'autel.

6. Puis, les mains jointes devant la poitrine, il se rend au côté de l'épître et là, le ministre versant l'eau, il se lave les mains, c'est-à-dire les extrémités des pouces et des indices, en disant le psaume : Lavabo inter innocentes, avec Gloria Patri, etc. ; ce verset Gloria Patri est omis aux messes des défunts et, aux messes du Temporal du I° dimanche de la Passion jusqu'au Jeudi saint inclusivement.

7. Le célébrant, après s'être lavé les mains, les essuie et, les tenant jointes devant la poitrine, revient au milieu de l'autel ; là, élevant les yeux à Dieu et les abaissant aussitôt, les mains jointes sur l'autel et un peu incliné, il dit à voix basse la prière : Suscipe, sancta Trinitas, etc. Lorsqu'il l'a dite, il baise l'autel au milieu en y posant les mains étendues de part et d'autre ; puis, les mains jointes devant la poitrine, les yeux baissés vers la terre, il se tourne de sa gauche à sa droite vers le peuple, et, vers lui étendant et joignant les mains, il dit d'une voix un peu élevée : Orate, fratres. Continuant à voix basse : ut meum ac vestrum sacrificium, etc., il achève le cercle en retournant, les mains jointes devant la poitrine, vers le milieu de l'autel. Le ministre ou les assistants ayant répondu : Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis, etc. (sinon, lui-même ayant dit : Sacrificium de manibus meis), le célébrant conclut, à voix basse : Amen. Puis, les mains étendues devant la poitrine comme on fait pour l'oraison, se tenant au milieu de l'autel, tourné vers le livre, il dit immédiatement, sans Oremus et sans rien intercaler, l'oraison ou les oraisons secrètes. Lorsqu'il dit Per Dominum, il joint les mains ; en disant Iesum Christum, il incline la tête ; ce qu'il fait à la première oraison et à la dernière, si l'on doit en dire plusieurs.

8. A la conclusion de la dernière secrète, avant les mots : Per omnia saecula saeculorum, le prêtre, se tenant au milieu de l'autel, pose les mains étendues de part et d'autre sur l'autel et prend la voix intelligible qui convient pour la préface. Lorsqu'il dit : Sursum corda, il élève les mains étendues de part et d'autre devant la poitrine. Quand il dit : Gratias agamus, il joint les mains. En disant Domino Deo nostro, il élève les yeux, et aussitôt incline la tête à la croix. Après la réponse : Dignum et iustum est, les mains élevées et étendues comme précédemment, il continue la préface. Lorsqu'il dit : Sanctus, il joint les mains devant la poitrine et, incliné, continue avec la même voix ; entre-temps le ministre sonne la clochette. En disant : Benedictus qui venit in nomine Domini, etc. il se redresse et fait sur lui le signe de la croix depuis le front jusqu'à la poitrine.

9. A la messe solennelle, après Oremus, le diacre et le sous-diacre montent à l'autel au côté de l'épître. Le diacre éloigne le calice s'il est déjà sur l'autel ; s'il est sur la crédence, ce qui est plus convenable, il le reçoit des mains du sous-diacre. Celui-ci l'apporte de la crédence, le tenant par la main gauche, avec la patène et l'hostie, couvert de la pale et du voile qui pend de son cou, avec l'autre main posée sur le voile afin que rien ne tombe ; il est accompagné par l'acolyte portant les burettes de vin et d'eau. Le diacre découvre le calice et donne au célébrant la patène avec l'hostie, lui baisant la main ; le sous-diacre essuie le calice avec le purificatoire ; le diacre, ayant reçu la burette de vin de la main du sous-diacre, verse le vin dans le calice ; le sous-diacre, pendant ce temps, montrant au célébrant la burette d'eau, dit : Benedicite, pater reverende ; le célébrant, après avoir fait vers elle le signe de la croix, dit la prière : Deus, qui humanae, etc. ; pendant ce temps, le sous-diacre verse un tout petit peu d'eau dans le calice ; le diacre donne le calice au célébrant et, en touchant le pied du calice ou en soutenant le bras droit du célébrant, dit avec lui : Offerimus tibi, Domine, etc. et ensuite couvre de la pale le calice posé sur l'autel, comme ci-dessus. Puis le sous-diacre, au côté de l'épître, prend la patène dans sa main droite, la recouvre avec l'extrémité du voile pendant sur ses épaules, et passe derrière le célébrant au milieu de l'autel, où il fait la génuflexion et où il demeure, tenant la patène élevée, jusqu'à la fin de l'oraison dominicale, comme il sera dit. Cependant, aux messes des défunts, le sous-diacre ne tient pas la patène.

10. Lorsqu'il a dit Veni, sanctificator, comme ci-dessus, le célébrant, à qui le diacre présente la navette en disant : Benedicite, pater reverende, met de l'encens dans l'encensoir en disant : Per intercessionem, etc., comme dans l'Ordinaire de la messe. Puis, recevant l'encensoir de la main du diacre, sans faire aucune inclination à la croix, il encense les oblats en dirigeant trois fois l'encensoir au-dessus du calice et de l'hostie en même temps, en forme de croix, et trois fois autour du calice et de l'hostie, c'est-à-dire deux fois de droite à gauche et une fois de gauche à droite (pendant ce temps, le diacre tient le pied du calice de la main droite), disant les paroles qui accompagnent l'encensement de la manière suivante. Au premier encensement : Incensum istud. Au deuxième : a te benedictum. Au troisième : ascendat ad te, Domine. Au quatrième : et descendat super nos. Au cinquième et sixième : misericordia tua. Puis, ayant fait la révérence, il encense la croix et l'autel comme on l'a dit ci-dessus, assisté par le diacre, tout en disant : Dirigatur, Domine, oratio mea, etc. ; et lorsqu'il encense la croix, le diacre éloigne le calice vers le côté de l'épître, et, une fois la croix encensée, le remet à sa place. Lorsqu'il rend l'encensoir au diacre, le prêtre dit : Accendat in nobis, etc. et il est encensé par lui. Ensuite, le diacre encense le choeur et puis le sous-diacre tenant la patène. Puis le diacre lui-même est encensé par le thuriféraire, et ensuite le thuriféraire encense les acolytes et le peuple. Le célébrant, une fois qu'il a été encensé, se lave les mains, les acolytes lui présentant la burette d'eau, le bassin et le manuterge. A la messe chantée, si l'on fait les encensements, le célébrant se comporte comme à la messe solennelle, et à la fin il est encensé par un servant qui, ensuite, encense également le clergé et le peuple.

11. Pendant la préface le diacre et le sous-diacre se tiennent derrière le célébrant ; un peu avant le Sanctus ils montent à l'autel où, un de chaque côté du célébrant, ils disent avec lui Sanctus et la suite jusqu'au Canon. Puis le diacre passe au côté gauche du célébrant où il l'assiste pendant le Canon (à moins qu'un autre prêtre l'assiste, dans quel cas le diacre reste à droite du célébrant et un peu derrière). En même temps le sous-diacre reprend sa place derrière le célébrant.



VIII -- Le Canon de la Messe jusqu'à la consécration

1. Ayant achevé la préface, comme nous avons dit, le célébrant, se tenant devant le milieu de l'autel et tourné vers lui, étend et élève un peu les mains et, les yeux élevés à Dieu et aussitôt baissés, les mains jointes et posées sur l'autel, profondément incliné, commence le Canon en disant à voix basse : Te igitur, etc. comme dans l'Ordinaire de la messe. Lorsqu'il dit : Uti accepta habeas et benedicas, etc., il baise d'abord l'autel, puis se relève et se tient les mains jointes devant la poitrine. Lorsqu'il dit : Haec + dona, haec + munera, haec sancta + sacrificia, il fait de la main droite le signe de la croix trois fois sur l'hostie et sur le calice ensemble. Puis, les mains étendues devant la poitrine, il continue : In primis quae tibi offerimus, etc.

2. Lorsqu'il dit : una cum famulo tuo Papa nostro N., il prononce le nom du pape, mais si le siège est vacant, ces mots sont omis. Là où l'on dit : et Antistite nostro N., on précise le nom du patriarche, de l'archevêque ou de l'évêque, qui est l'Ordinaire du diocèse où l'on célèbre, et non pas d'un autre supérieur, même si le célébrant est exempt ou sous la juridiction d'un autre évêque. Si l'évêque qui est l'Ordinaire du lieu où l'on célèbre la messe est défunt, ces mots sont omis, et on les omet aussi lorsqu'on célèbre à Rome. Si le célébrant est évêque, archevêque ou patriarche, ayant omis ces mots, il dit à la place : et me indigno servo tuo. Quant au Souverain Pontife, lorsqu'il célèbre, ayant omis les mots : una cum famulo tuo Papa nostro N. et Antistite nostro N., il dit : una cum me indigno famulo tuo, quem gregi tuo praeesse voluisti. Et tous continuent par ce qui suit : et omnibus orthodoxis, etc.

3. Lorsqu'il dit : Memento, Domine, il joint les mains en les élevant jusqu'au visage ou jusqu'à la poitrine et demeure ainsi un peu de temps en repos, les mains jointes et la tête un peu baissée, faisant commémoraison des Chrétiens vivants, à son gré, et s'il le veut il commémore à voix basse leurs noms. Cependant, il n'est pas nécessaire de les exprimer, mais il doit au moins avoir leur souvenir dans son esprit. Le célébrant peut encore, s'il veut, prier pour un plus grand nombre, mais, pour ne pas faire attendre les assistants, rappeler à son esprit avant la messe tous ceux, aussi bien vivants que défunts, pour lesquels il a l'intention de prier au cours de la messe ; et à cet endroit faire mémoire de façon générale, et par une seule expression, de ces vivants pour qui il s'est auparavant proposé de prier au cours de la messe.

4. Lorsqu'il a fait commémoraison des vivants, ayant baissé et étendu les mains comme auparavant, il continue : Et omnium circumstantium, etc. Dans la même attitude il continue : Communicantes. Lorsqu'il dit : Iesu Christi, il incline la tête ; à la conclusion quand il dit : Per eundem, il joint les mains. Lorsqu'il dit : Hanc igitur oblationem, il étend les mains ensemble sur les oblats, de telle sorte que les paumes soient ouvertes dans la direction et au-dessus du calice et de l'hostie, et il tient les mains ainsi jusqu'aux paroles : Per Christum Dominum nostrum. Car alors il joint les mains et continue ainsi : Quam oblationem tu, Deus, in omnibus, quaesumus, et lorsqu'il dit : bene+dictam, adscrip+tam, ra+tam, il fait trois fois le signe de la croix globalement sur l'hostie et sur le calice ensemble ; puis, lorsqu'il dit : ut nobis Cor+pus, il fait séparément le signe de la croix une fois sur l'hostie seulement, et lorsqu'il dit : et San+guis, une fois sur le calice seulement, puis, élevant et joignant les mains devant la poitrine, il continue : fiat dilectissimi Filii tui Domini nostri Iesu Christi, et inclinant la tête vers la croix il s'essuie, s'il en est besoin, les pouces et les index sur le corporal, et il dit à voix basse comme précédemment : Qui pridie quam pateretur ; et, prenant l'hostie du pouce et de l'index de la main droite, et la tenant avec ces deux doigts et avec l'index et le pouce gauches, demeurant droit devant le milieu de l'autel, il dit : accepit panem in sanctas ac venerabiles manus suas, et, élevant les yeux au Ciel et les baissant aussitôt, il dit : et elevatis oculis in caelum ad te Deum Patrem suum omnipotentem, et, inclinant un peu la tête, il dit : tibi gratias agens, et, tenant l'hostie entre le pouce et l'index de la main gauche, il fait au-dessus d'elle le signe de la croix de la main droite en disant : bene+dixit, fregit, deditque discipulis suis, dicens : Accipite et manducate ex hoc omnes.

5. S'il y a un vase avec d'autres hosties à consacrer, il découvre cet autre vase ou ce calice de la main droite avant de prendre l'hostie. Lorsqu'il a fini les paroles susdites, les coudes posés sur l'autel, il profère distinctement et avec respect les paroles de la consécration sur l'hostie, et en même temps sur toutes les hosties, s'il faut en consacrer plusieurs : tenant son hostie seulement entre ses pouces et ses index, il dit : Hoc est enim Corpus meum. Après avoir prononcé ces paroles, le célébrant, tenant l'hostie entre les pouces et les index sur l'autel, les autres doigts de la main étant étendus et joints ensemble, faisant la génuflexion, il l'adore (laissant les autres hosties, s'il en a consacré plusieurs, au lieu où il les a mises au début de la messe sur le corporal ou dans l'autre vase ou calice). Alors, se relevant, il élève l'hostie aussi haut qu'il le peut commodément et, les yeux fixes sur elle (ce qu'il fait aussi à l'élévation du calice), il la montre avec respect au peuple pour la faire adorer ; et aussitôt, de la seule main droite, il la repose avec respect sur le corporal au même endroit où il l'avait prise pour l'élever, et désormais il ne disjoint plus les pouces et les index, si ce n'est lorsqu'il doit toucher ou manier l'hostie consacrée, jusqu'à l'ablution des doigts après la Communion.

6. Après avoir reposé l'hostie consacrée sur le corporal, faisant la génuflexion, il la vénère ; s'il y a un vase avec d'autres hosties, il le recouvre d'une patène ou d'une pale comme plus haut. Le ministre doit avertir les fidèles un peu avant la consécration, par un signal de la clochette. Ensuite, quand le célébrant élève l'hostie, il élève le bord inférieur de la chasuble afin que le célébrant ne soit pas gêné en levant les bras, comme il le fait de même à l'élévation du calice ; de la main droite il agite la clochette trois fois à chaque élévation, ou bien en continu jusqu'à ce que le prêtre repose l'hostie sur le corporal, et de même un peu plus tard à l'élévation du calice.

7. Le célébrant, après avoir adoré le Sacrement, se relève et découvre le calice au-dessus duquel, s'il en est besoin, il essuie ses doigts, ce qu'il fera toujours si un fragment adhérait aux doigts ; et se tenant droit, il dit : Simili modo postquam cenatum est, et prenant le calice des deux mains par le noeud sous la coupe, puis l'élevant un peu et le déposant aussitôt, il dit : accipiens et hunc praeclarum Calicem in sanctas ac venerabiles manus suas, etc. Lorsqu'il dit : item tibi gratias agens, il incline la tête ; lorsqu'il dit : benedixit, tenant de la main gauche le calice sous la coupe, de la main droite il fait le signe de la croix au-dessus de lui et en continuant : deditque discipulis suis, etc., et, tenant le calice des deux mains, -- c'est-à-dire tenant le pied de la main gauche, le noeud sous la coupe de la main droite, -- les coudes poses sur l'autel, il prononce avec attention, sans s'interrompre, comme ci-dessus, les paroles de la consécration du Sang : Hic est enim Calix, etc. Ces paroles une fois dites, il repose le calice sur le corporal en disant : Haec quotiescumque feceritis, etc. et, faisant la génuflexion, il adore respectueusement le Sang. Alors il se relève et, prenant des deux mains, comme précédemment le calice découvert avec le Sang, il l'élève aussi haut qu'il le peut commodément et il le montre au peuple pour le faire adorer ; aussitôt il le repose avec respect sur le corporal, là où il était auparavant ; de la main droite il le couvre de la pale, et, faisant la génuflexion, il vénère le Sacrement.

8. A la messe solennelle, à la fin de la préface, les acolytes allument au moins deux torches, qui l'on éteint après l'élévation du calice, à moins qu'il y ait des personnes à communier, quand on les éteint après la Communion. Les jours de jeûne et aux messes des défunts, également, on les tient allumées jusqu'à la Communion. Lorsque le célébrant dit : Quam oblationem, etc., le diacre se rend à sa droite ; là, sur le degré supérieur de l'autel, il s'agenouille, quand le Sacrement est élevé il élève le bord de la chasuble et, quand il en est besoin, il se lève, découvre et couvre le calice, et fait la génuflexion avec le célébrant. Le sous-diacre s'agenouille à sa place. Le thuriféraire, à genou au côté de l'épître, encense trois fois l'hostie à l'élévation, et de même le calice, l'encens étant mis dans l'encensoir sans bénédiction ; ce qui se fait aussi aux messes chantées où l'on fait les encensements. Lorsque le célébrant a reposé le calice, le diacre reprend sa place au livre, à moins que quelqu'un d'autre y assiste. Les autres se lèvent et restent debout à leur place.



IX -- Le Canon après la Consécration jusqu'à l'oraison dominicale .

1. Après avoir reposé le calice et l'avoir adoré, le célébrant, debout devant l'autel, les mains étendues devant la poitrine, dit à voix basse : Unde et memores, etc. Lorsqu'il dit : de tuis donis ac datis, il joint les mains devant la poitrine ; et lorsqu'il dit : Hostiam + puram, Hostiam + sanctam, Hostiam + immaculatam, la main gauche posée sur l'autel à l'intérieur du corporal, de la main droite il fait trois fois le signe de la croix en même temps sur l'hostie et le calice, et une fois sur l'hostie seulement, et une fois sur le calice seulement, en disant : Panem + sanctum vitae aeternae, et Calicem + salutis perpetuae ; ensuite, gardant comme précédemment les mains étendues, il continue : Supra quae propitio, etc. Lorsqu'il dit : Supplices te rogamus, etc., il s'incline profondément devant le milieu de l'autel, en y posant ses mains jointes. Lorsqu'il dit : ex hac altaris participatione, il baise l'autel, les mains posées de part et d'autre sur le corporal. Lorsqu'il dit : sacrosanctum Filii tui, il joint les mains ; et, faisant de la droite le signe de la croix une seule fois sur l'hostie seulement, et une seule fois sur le calice, la main gauche posée sur le corporal, il dit : Cor+pus, et San+guinem sumpserimus, et lorsqu'il dit : omni benedictione + caelesti, il fait sur lui-même le signe de la croix depuis le front jusqu'à la poitrine, et il continue : et gratia repleamur. Lorsqu'il dit : Per eundem, il joint les mains.

2. Lorsqu'il dit : Memento etiam, Domine, famulorum famularumque tuarum, etc., après avoir étendu et joint les mains devant la poitrine en les élevant jusqu'au visage, les yeux fixés sur le Sacrement sur l'autel, il fait commémoraison des fidèles défunts, selon son choix, de la manière que l'on a dite pour la commémoraison des vivants. Cette commémoraison faite, demeurant comme précédemment les mains étendues, il continue : Ipsis, Domine, et omnibus in Christo, etc., et à la fin à : Per eundem, il joint les mains et incline la tête.

3. Lorsqu'il dit : Nobis quoque peccatoribus, il élève un peu la voix et se frappe la poitrine de la main droite, la main gauche étant posée sur le corporal, et il continue à voix basse : famulis tuis, etc., en gardant les mains étendues comme précédemment. Lorsqu'il dit : Per Christum Dominum nostrum. Per quem haec omnia, Domine, semper bona creas, il joint les mains devant la poitrine ; ensuite, de la main droite faisant trois fois le signe de la croix en même temps sur l'hostie et sur le calice, il dit : sancti+ficas, vivi+ficas, bene+dicis, et praestas nobis. Ensuite, il découvre le calice de la main droite et, faisant la génuflexion, il adore le Sacrement ; puis il se relève et prend avec respect l'hostie entre le pouce et l'index de la main droite. Tenant le calice autour du noeud sous la coupe de la main gauche, il trace trois signes de croix avec l'hostie sur le calice, d'un bord à l'autre, en disant : Per ip+sum, et cum ip+so, et in ip+so. Et de même il fait deux signes de croix avec l'hostie entre le calice et sa poitrine, commençant au bord du calice, en disant : est tibi Deo Pa+tri omnipotenti, in unitate Spiritus + Sancti. Puis, tenant de la main droite l'hostie au-dessus du calice qu'il tient de la gauche, élevant le calice un peu avec l'hostie, il dit : omnis honor et gloria, et repose aussitôt le calice et l'hostie sur le corporal. S'il en est besoin, il essuie ses doigts comme ci-dessus, et, joignant les pouces et les index comme précédemment, il couvre le calice de la pale et, faisant la génuflexion, il adore le Sacrement.

4. A la messe solennelle, lorsque le célébrant dit : Per quem haec omnia, etc., le diacre, ayant fait la génuflexion devant le Sacrement, vient à la droite du célébrant et, quand besoin est, découvre le calice, et adore avec le célébrant ; de même il le recouvre, et fait de nouveau la génuflexion. Au commencement de Pater noster, il passe derrière le célébrant, faisant d'abord une génuflexion au Sacrement, et demeure là pendant l'oraison dominicale.



X -- L'oraison dominicale et la suite jusqu'à la Communion

1. Le célébrant, après avoir couvert le calice et adoré le Sacrement, se lève et, posant les mains étendues sur l'autel de part et d'autre à l'intérieur du corporal, il dit à voix intelligible : Per omnia saecula saeculorum. Lorsqu'il dit : Oremus il joint les mains et incline la tête vers le Sacrement. En commençant : Pater noster, il étend les mains et, se tenant avec les yeux fixés sur le Sacrement, le poursuit jusqu'à la fin. Quand le ministre a répondu : Sed libera nos a malo, le célébrant dit à voix basse : Amen, puis de la main droite, gardant le pouce et l'indice joints, il essuie la patène légèrement avec le purificatoire, et la prend entre l'index et le doigt du milieu ; la tenant droite appuyée sur l'autel, la gauche posée sur le corporal, il dit à voix basse : Libera nos, quaesumus, etc.

2. Avant de dire : Da propitius pacem, le célébrant élève la patène de l'autel avec la main droite, et fait avec elle sur lui-même le signe de la croix, en disant : Da propitius pacem in diebus nostris. Pendant qu'il se signe, il pose la main gauche sous la poitrine ; puis il baise la patène elle-même et, en continuant : ut, ope misericordiae tuae, etc., il fait passer la patène sous l'hostie, qu'il arrange sur la patène avec l'index de la main gauche ; il découvre le calice et, faisant la génuflexion, il adore le Sacrement. Puis, se relevant, il prend l'hostie entre le pouce et l'index de la main droite et, la tenant au-dessus du calice avec ces deux doigts et avec le pouce et l'index de la main gauche, avec respect il la rompt par le milieu en disant : Per eundem Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, et il met sur la patène la moitié qu'il tient entre le pouce et l'index de la main droite ; de l'autre moitié, qu'il tient de la main gauche, il rompt, avec le pouce et l'index de la main droite, une petite partie en continuant : Qui tecum vivit et regnat, et, la gardant entre le pouce et l'index de la main droite, il joint la partie plus grande qu'il tient de la main gauche à la moitié posée sur la patène, tout en disant : in unitate Spiritus Sancti Deus ; et, tenant la petite partie de l'hostie, qu'il a gardée dans la main droite, au-dessus du calice, qu'il tient de la main gauche par le noeud en dessous de la coupe, il dit à voix intelligible : Per omnia saecula saeculorum. R/. Amen ; et, avec cette petite partie, faisant le signe de la croix trois fois d'un bord à l'autre du calice, il dit : Pax + Domini sit + semper vobis+cum. Après la réponse du ministre : Et cum spiritu tuo, il laisse tomber dans le calice la petite partie qu'il tient de la main droite, en disant à voix basse : Haec commixtio, et consecratio Corporis, etc. Ensuite il se frotte légèrement les pouces et les index au-dessus du calice et les joint, couvre le calice de la pale, et, faisant la génuflexion, il adore le Sacrement. Il se relève et, gardant les mains jointes devant la poitrine, incliné vers le Sacrement, il dit à voix intelligible : Agnus Dei, qui tollis peccata mundi ; et, se frappant la poitrine de la main droite, la gauche étant posée sur le corporal, il dit : miserere nobis, et ensuite il ne joint pas les mains, mais il se frappe de nouveau la poitrine lorsqu'il dit une deuxième fois : miserere nobis, ce qu'il fait encore une troisième fois lorsqu'il dit : dona nobis pacem.

3. Alors, les mains jointes posées sur l'autel, incliné et les yeux fixés sur le Sacrement, il dit à voix basse : Domine Iesu Christe, etc. Cette oraison terminée, s'il doit donner la paix, il baise l'autel au milieu et l'instrument de paix qui lui est présenté par le ministre agenouillé près de lui à droite, c'est-à-dire au côté de l'épître, et il dit : Pax tecum. Le ministre répond : Et cum spiritu tuo. S'il n'y a pas quelqu'un qui reçoit l'instrument de paix du célébrant, il ne donne pas la paix, même s'il convient à la messe de la donner, et il ne baise pas l'autel, mais ayant dit l'oraison que nous venons de dire, il ajoute les autres prières comme dans l'Ordinaire de la messe.

4. Toutefois, s'il célèbre la messe pour les défunts, il ne se frappe pas la poitrine à l'Agnus Dei, car il dit : Dona eis requiem, et il ne dit pas la première prière : Domine Iesu Christe, qui dixisti Apostolis tuis, etc., et il ne donne pas la paix ; mais il dit les deux autres prières qui suivent : Domine Iesu Christe, Fili Dei vivi, etc., et Perceptio Corporis tui, etc. Lorsqu'il a dit ces prières, il fait la génuflexion, adore le Sacrement et, en se relevant, dit à voix basse : Panem caelestem accipiam, etc. ; cela dit, de la main droite il prend avec respect sur la patène les deux parties de l'hostie et il les place entre le pouce et l'index de la main gauche, met en dessous la patène tenue entre l'index et le médius, et de la même main gauche tenant ces parties au-dessus de la patène entre sa poitrine et le calice, un peu incliné, de la main droite il se frappe trois fois la poitrine tout en disant trois fois, en élevant un peu la voix : Domine, non sum dignus, poursuivant à voix basse : ut intres, etc. Après avoir dit trois fois ces paroles, il fait passer depuis la main gauche les deux parties de l'hostie entre le pouce et l'index de la main droite et, avec elle, fait sur lui-même le signe de la croix au-dessus de la patène, de manière que l'hostie ne sorte pas des limites de la patène, en disant : Corpus Domini nostri Iesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen ; et s'inclinant, les coudes posés sur l'autel, il consomme avec respect ces deux parties. Les ayant consommées, il dépose la patène sur le corporal et, se redressant, les index et les pouces joints, il joint les deux mains devant le visage et se recueille pendant un peu de temps dans la méditation du très Saint Sacrement. Puis, descendant les mains, il dit à voix basse : Quid retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi ? et, découvrant entre-temps le calice, fait la génuflexion, se relève, prend la patène, examine le corporal et, avec la patène, ramasse les fragments s'il y en a qui s'y trouvent ; en outre, il essuie soigneusement la patène avec le pouce et l'index de la main droite au-dessus du calice, et il essuie les doigts eux-mêmes pour qu'il n'y demeure aucun fragment.

5. Après avoir essuyé la patène, tenant joints les pouces et les index, il prend le calice de la main droite sous le noeud de la coupe, de la main gauche il prend la patène, disant : Calicem salutaris, etc. et, faisant le signe de la croix sur lui-même avec le calice, il dit : Sanguis Domini nostri, etc. ; et de la main gauche plaçant la patène sous le calice, dans une attitude respectueuse, il consomme tout le Sang avec la petite partie de l'hostie mise dans le calice. L'ayant consommé, il dit à voix basse : Quod ore sumpsimus, etc. et il tend le calice au-dessus de l'autel au servant placé du côté de l'épître : celui-ci versant le vin, le célébrant se purifie ; ensuite, avec du vin et de l'eau, il se lave les pouces et les index au-dessus du calice, et il les essuie avec le purificatoire, tout en disant : Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, etc. Il consomme l'ablution et essuie sa bouche et le calice avec le purificatoire ; cela fait, il étend le purificatoire sur le calice, met dessus la patène, et sur la patène la petite pale ; puis il plie le corporal, le met dans la bourse, couvre le calice avec le voile, pose la bourse au-dessus et le met au milieu de l'autel comme au début de la messe.

6. S'il y a des communiants à la messe, le servant les avertit un peu avant par un signal de la clochette. Le prêtre, après avoir pris le Sang, place le calice un peu du côté de l'évangile, à l'intérieur du corporal toutefois, et le couvre de la pale. Ensuite, si des parcelles consacrées sont sur le corporal, après avoir fait la génuflexion, il les met sur la patène ; si des parcelles ont été consacrées dans le ciboire au cours de cette même messe, il place le ciboire au milieu du corporal, le découvre et fait la génuflexion ; si l'on doit donner des parcelles déjà consacrées auparavant, après avoir ouvert le tabernacle, il fait la génuflexion et en tire le ciboire, qu'il découvre. Ensuite, il prend de la main gauche le ciboire ou la patène contenant le Sacrement, de la main droite il prend une parcelle qu'il tient entre le pouce et l'index, un peu élevée au-dessus du ciboire ou de la patène et, tourné vers les communiants au milieu de l'autel, il dit : Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi. Puis il dit : Domine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum, sed tantum dic verbo, et sanabitur anima mea. Ayant dit ces paroles trois fois, le célébrant se rend vers le côté droit des communiants, c'est-à-dire du côté de l'épître, et en donnant le Sacrement à chacun, il fait avec lui un signe de croix au-dessus du ciboire ou de la patène, en disant : Corpus Domini nostri Iesu Christi custodiat animam tuam in vitam aeternam. Amen.

7. Lorsque les fidèles ont communié, le célébrant retourne à l'autel. Puis, si des parcelles avaient été placées sur le corporal, il nettoie celui-ci avec la patène, et si des fragments s'y trouvaient, il les met dans le calice. S'il reste des parcelles dans le ciboire, il le pose sur le corporal, le recouvre, le remet au tabernacle, fait la génuflexion et ferme la porte. Ensuite il fait tomber dans le calice les fragments qui peuvent se trouver sur le plateau tenu sous le menton des communiants, puis il dit à voix basse : Quod ore sumpsimus, Domine, etc., et se purifie en disant : Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, etc. et fait tout ce qui a été dit plus haut. S'il n'y a pas de tabernacle sur l'autel et que le ciboire avec les hosties consacrées demeure sur l'autel jusqu'à la fin de la messe, on observera ce qui est prescrit le Jeudi saint pour la fin de la messe.

8. A la messe solennelle, le diacre se tient en arrière du célébrant jusqu'à ce qu'il dise, dans le chant de l'oraison dominicale : Et dimitte nobis debita nostra. Alors, ayant fait sur place la génuflexion, il va à la droite du célébrant. Le sous-diacre, vers la fin de l'oraison dominicale, ayant fait de même la génuflexion, monte à l'autel et se tient au côté de l'épître où il tend la patène au diacre. Celui-ci la découvre et, l'essuyant avec le purificatoire, la donne au célébrant, dont il baise la main. Quand il en est besoin, il découvre et couvre le calice, et il adore avec le célébrant. Le sous-diacre, ayant rendu la patène et déposé le voile qui pendait de ses épaules, fait la génuflexion et descend reprendre sa place derrière le célébrant. Quand le célébrant dit : Pax Domini, le sous-diacre fait de nouveau la génuflexion et monte à la gauche du célébrant, disant avec lui : Agnus Dei. Puis, ayant fait sur place la génuflexion au Sacrement, il retourne derrière le célébrant. Cependant, le diacre, agenouillé à droite attend la paix, et lorsque le célébrant baise l'autel, lui-même, se relevant, baise l'autel en même temps, hors du corporal ; embrassé par le célébrant qui dit : Pax tecum, il reçoit la paix tandis qu'ils rapprochent mutuellement la joue gauche, et il lui répond : Et cum spiritu tuo. Ensuite, après avoir de nouveau adoré le sacrement placé sur l'autel, il se tourne vers le sous-diacre en arrière du célébrant et lui donne la paix de la même manière. Le sous-diacre, ayant reçu la paix du diacre, fait la génuflexion à l'autel ; il va au choeur, accompagné par un acolyte, et donne la paix au premier de chaque ordre, d'abord aux plus dignes, ensuite aux moins dignes ; il retourne à l'autel, fait la génuflexion, et donne la paix à l'acolyte qui l'a accompagné ; celui-ci donne la paix aux autres acolytes qui se trouvent autour de l'autel. Ensuite, le sous-diacre va à la droite du célébrant et, quand il le faut, découvre le calice, prend la burette de vin et le verse quand le célébrant veut purifier. Le diacre, quand il a donné la paix au sous-diacre, se rend auprès du livre ; tandis que le célébrant se communie, lui et le sous-diacre se tiennent debout profondément inclinés vers l'autel.

9. A la messe pontificale, les assistants reçoivent et transmettent la paix comme il est marqué au Cérémonial. Si on donne la Communion au cours de la messe solennelle, on suit en tout ce qui a été dit plus haut, mais en premier communient le diacre et le sous-diacre, et ensuite les autres selon leur ordre. Entre-temps le choeur chante l'antienne de la Communion.



XI -- L'antienne de la Communion et les oraisons après la Communion

1. Le célébrant s'étant purifié et le calice étant disposé sur l'autel, le ministre porte le missel au côté de l'épître, où il le pose comme à l'introït, et se met lui-même à genoux devant le côté de l'évangile, comme au début de la messe. Ensuite le célébrant, se tenant les mains jointes, lit l'antienne de la Communion. L'ayant lue, les mains jointes de la même manière devant la poitrine, il va au milieu de l'autel, le baise, se tourne de gauche à droite vers le peuple et dit : Dominus vobiscum. Étant retourné au livre par le même chemin, il dit les oraisons après la Communion de la même manière, dans le même nombre et le même ordre qu'ont été dites les oraisons au début de la messe. Les oraisons finies, il ferme le livre et, les mains jointes devant la poitrine, revient au milieu de l'autel, où, ayant baisé l'autel, il se tourne vers le peuple et dit comme ci-dessus : Dominus vobiscum. Cela dit, il demeure les mains jointes devant la poitrine, tourné vers le peuple, et dit : Ite missa est, si on doit le dire, et se retourne vers l'autel par le même chemin. Si on ne doit pas le dire, après avoir dit : Dominus vobiscum, il se retourne de la même manière par le même chemin vers le milieu de l'autel où, demeurant tourné vers celui-ci, les mains jointes devant la poitrine, il dit : Benedicamus Domino. Aux messes des défunts, c'est de la même manière qu'il reste tourné vers l'autel pour dire : Requiescant in pace.

2. En carême, du Mercredi des Cendres au mercredi de la Semaine sainte, à la messe de la férie, après que le célébrant a dit les oraisons après la Communion avec leurs conclusions habituelles, avant de dire : Dominus vobiscum, demeurant au même endroit devant le livre, il dit : Oremus. Humiliate capita vestra Deo, en inclinant la tête ; et, les mains étendues, il ajoute sur le même ton l'oraison sur le peuple, placée à cet endroit. Après l'avoir achevée, il baise l'autel et, se tournant vers le peuple, il dit : Dominus vobiscum et le reste comme ci-dessus.

3. A la messe solennelle, le diacre transfère le missel au côté de l'épître, puis prend place derrière le dos du célébrant. Le sous-diacre va au côté de l'évangile, où il purifie le calice, y dispose le purificatoire, le couvre de la patène et de la pale, plie le corporal, le remet dans la bourse qu'il pose sur le calice recouvert du voile, qu'il place sur l'autel ou sur la crédence comme au début. Ensuite, il revient à sa place derrière le diacre qui, lorsqu'il dit Ite missa est, se tourne vers le peuple en même temps que le célébrant. Et en carême, après que le célébrant a dit Oremus, le diacre, au côté de l'épître, se tournant vers le peuple, les mains jointes, dit comme ci-dessus : Humiliate, etc. Après l'avoir dit, il se tourne vers l'autel, derrière le célébrant, et le célébrant dit l'oraison sur le peuple. Dans les messes chantées Ite missa est, ou Benedicamus Domino, ou Requiescant in pace sont chantés par le célébrant lui-même.



XII -- La bénédiction à la fin de la messe et l'Évangile selon saint Jean

1. Après avoir dit Ite missa est ou Benedicamus Domino, ou Requiescant in pace, le célébrant devant le milieu de l'autel, gardant les mains jointes sur celui-ci, incliné, dit à voix basse : Placeat tibi, sancta Trinitas, etc. Cela dit, les mains étendues de part et d'autre sur l'autel, il le baise au milieu, puis il se redresse, demeure tourné vers l'autel, et élevant vers le Ciel les yeux et les mains qu'il étend et qu'il joint, inclinant la tête à la croix, il dit à voix haute : Benedicat vos omnipotens Deus, et les mains jointes, les yeux baissés vers la terre, se tournant de sa gauche à sa droite vers le peuple, étendant la main droite avec les doigts joints, et tenant la main gauche au-dessous de la poitrine, il bénit une seule fois le peuple en disant : Pater, et Filius, + et Spiritus Sanctus. R/. Amen. Il parfait le tour et se rend au côté de l'évangile, où il dit : Dominus vobiscum, R/. Et cum spiritu tuo. Il fait, du pouce droit, des signes de croix d'abord sur l'autel ou sur le livre au commencement de l'évangile, puis sur le front, la bouche et la poitrine en disant : Initium sancti Evangelii secundum Ioannem, ou Sequentia sancti Evangelii, comme il est marqué aux Rubriques générales, R/. Gloria tibi, Domine, et, les mains jointes, il lit l'évangile : In principio, ou l'autre qui convient. Lorsqu'il dit : Et verbum caro factum est, il fléchit le genou vers le coin de l'évangile et, se levant, continue comme avant. A la fin, le ministre, qui se tient debout côté épître, répond : Deo gratias.

2. S'il célèbre à un autel tourné face au peuple, il ne se tourne pas, mais, se tenant comme il était, bénit le peuple, comme marqué plus haut, au milieu de l'autel ; puis il se rend au coin de l'évangile, et dit l'évangile selon saint Jean.

3. S'il a célébré en présence du Souverain Pontife, d'un cardinal ou d'un légat du Siège Apostolique, ou bien d'un patriarche, d'un archevêque ou d'un évêque présent dans sa province, sa cité ou son diocèse, le célébrant, après avoir dit : Placeat tibi, sancta Trinitas, etc., dit : Benedicat vos omnipotens Deus, et, se tournant vers le Souverain Pontife, il fléchit le genou, tandis que vers un cardinal, un légat, ou un autre prélat nommé ci-dessus, il incline la tête, comme pour demander la permission de bénir, puis continue : Pater, et Filius, + et Spiritus Sanctus, en bénissant les assistants à partir de l'endroit où ne se trouve pas le Pontife, le cardinal, le légat ou le prélat en question. Mais s'il a célébré en présence d'un patriarche, d'un archevêque ou d'un évêque se trouvant hors de leur province, de leur cité ou de leur diocèse, il les bénit de la manière habituelle comme tous les autres assistants, sans faire aucune différence.

4. Aux messes où l'on dit : Benedicamus Domino, ou Requiescant in pace, le célébrant ne donne pas la bénédiction mais, après avoir dit : Placeat tibi, sancta Trinitas, comme ci-dessus, et baisé l'autel, s'il faut dire le dernier évangile il se rend au coin de l'évangile, où il dit le commencement de l'évangile selon Jean In principio.

5. Mais si le dernier évangile doit être omis selon les rubriques, le célébrant, ayant donné la bénédiction ou, s'il faut omettre la bénédiction, ayant baisé l'autel, se retire. Lorsqu'il a fini l'évangile à la fin de la messe, s'il a célébré en présence du Souverain Pontife, d'un cardinal, d'un légat du Siège apostolique ou d'un patriarche, d'un archevêque ou d'un évêque, il se tourne vers celui d'entre eux devant lequel il a célébré et fait le salut approprié. S'il n'a pas célébré pas en présence d'un de ces prélats, il omet cette salutation.

6. Lorsque tout cela est achevé, le prêtre prend le calice de la main gauche, posant la droite sur la bourse pour que rien ne tombe, descend devant le degré inférieur de l'autel et là, au milieu, se tournant vers l'autel, il s'incline profondément (ou bien, s'il y a le tabernacle du Saint-Sacrement, il fait la génuflexion). Et après avoir fait ce salut, il reçoit du ministre la barrette, couvre la tête et, précédé par ce ministre, revient à la sacristie de la même manière qu'il était venu, tout en disant l'antienne Trium puerorum et le cantique Benedicite ou d'autres prières qu'il préfère. Après avoir déposé les ornements, il prolonge son action de grâces pendant l'intervalle de temps qui convient, en disant les prières marquées, ou d'autres selon sa dévotion.

7. A la messe solennelle, le célébrant, de la même voix et de la même manière qu'aux messes lues, bénit le peuple une fois seulement, à moins qu'il soit évêque ou abbé, comme plus bas ; ayant dit l'évangile selon Jean, il se retire avec ses ministres dans le même ordre et de la même manière qu'en venant.

8. Mais l'évêque, ou l'abbé ayant reçu la bénédiction et ayant l'usage des pontificaux, bénit le peuple par trois fois, même aux messes lues.



XIII -- Ce qu'on omet aux Messes des défunts

1. A la messe des défunts, avant la confession on ne dit pas le psaume : Iudica me, Deus, mais, ayant dit l'antienne : Introibo ad altare Dei, et la réponse du ministre : Ad Deum, qui laetificat, etc. on dit : V/. Adiutorium nostrum, et la confession, avec le reste comme marqué plus haut. Lorsque le célébrant commence l'antienne de l'introït à l'autel, il ne se signe pas, mais, la main droite étendue, il fait le signe de croix sur le livre, comme s'il faisait une bénédiction, la main gauche posée sur l'autel. On ne dit pas : Gloria Patri, mais après le psaume on répète : Requiem aeternam ; et on ne dit pas Gloria in excelsis, ni Alleluia, ni Iube, Domine, benedicere, ni Dominus sit in corde meo ; et on ne baise pas le livre à la fin, et ne dit pas Per evangelica dicta. On ne dit pas le Credo, on ne bénit pas l'eau à verser dans le calice, on dit cependant la prière : Deus, qui humanae substantiae, etc. Lorsque il se lave les mains à la fin du psaume Lavabo inter innocentes, le prêtre ne dit pas Gloria Patri. A l'Agnus Dei, on ne dit pas : miserere nobis, mais on le remplace par : dona eis requiem ; ni la troisième fois : dona nobis pacem ; on le remplace par : dona eis requiem sempiternam ; et on ne se frappe pas la poitrine. On ne dit pas la première prière avant la Communion, c'est-à-dire : Domine Iesu Christe, qui dixisti Apostolis tuis, etc., et on ne donne pas la paix. A la fin, on ne dit pas : Ite missa est, ni Benedicamus Domino, mais : Requiescant in pace. Et on ne donne pas la bénédiction, mais après avoir dit : Placeat et baisé l'autel, on dit, comme plus haut : In principio erat Verbum, etc. Tout le reste comme aux autres messes.

2. A la messe solennelle on n'encense pas l'autel à l'introït, et le sous-diacre, lorsqu'il a fini l'épître, ne baise pas la main du célébrant ni ne reçoit sa bénédiction. Le diacre ne demande pas la bénédiction ni ne baise la main du célébrant ; on ne porte pas les luminaires à l'évangile et on ne porte pas l'encens, il n'y a que deux acolytes sans chandeliers qui se tiennent l'un à droite à l'autre à gauche du sous-diacre tenant l'évangéliaire. On n'encense pas le livre, ni le célébrant à la fin, et on ne porte pas le livre des évangiles à baiser. Les oblats et l'autel sont encensés comme ci-dessus ; on encense le célébrant seul, et on n'encense pas les autres. Le sous-diacre ne tient pas la patène derrière le célébrant ; mais au moment de l'élévation du Sacrement, il l'encense étant à genoux du côté de l'épître. Lorsque les ministres donnent quelque chose au célébrant à cette messe, ils ne baisent ni sa main ni la chose donnée.

3. Si l'on doit distribuer des cierges, on les distribuera après l'épître et ils seront allumés à l'évangile, à l'élévation du Sacrement, et après la messe pendant l'absoute. Si on fait un sermon, on le fait après la messe, avant l'absoute.



XIV -- Ce qu'il faut faire si le prêtre célèbre deux fois ou trois fois le même jour

1. Le prêtre qui, en la fête de la Nativité du Seigneur ou en la Commémoration de tous les fidèles défunts, célèbre deux ou trois messes sans interruption, c'est-à-dire sans quitter l'autel :

a) A la première et à la deuxième messe, s'il doit immédiatement en célébrer une autre, après avoir bu le précieux Sang, il ne purifie pas et n'essuie pas le calice, mais il le pose sur le corporal et le couvre de la pale, puis, les mains jointes, il dit : Quod ore sumpsimus, et ensuite il se lave les doigts dans un récipient prépare avec de l'eau en disant Corpus tuum, Domine, et il les essuie. Cela fait, il dispose de nouveau le calice, qui est demeuré sur le corporal, et, après en avoir enlevé la pale, il le couvre comme d'habitude, c'est-à-dire avec le purificatoire de lin, ensuite avec la patène portant l'hostie à consacrer, avec la pale, et enfin avec le voile. On ne posera pas le calice en dehors du corporal. Si par inadvertance le prêtre a pris les ablutions avec du vin, il peut néanmoins célébrer la deuxième et la troisième messe, même sans intervalle de trois heures, si c'est nécessaire. Pour le reste, la messe se termine de la manière ordinaire.

b) A la deuxième et à la troisième messe, s'il a célébré une autre messe immédiatement auparavant, à l'offertoire, ayant enlevé le voile du calice, il place celui-ci quelque peu du côté de l'épître, mais toujours à l'intérieur du corporal, et, après avoir fait l'oblation de l'hostie, il n'essuie pas le calice avec le purificatoire, mais laissant le calice à l'intérieur du corporal, il l'élève légèrement, y verse le vin et l'eau et, sans avoir aucunement essuyé à l'intérieur, il en fait l'offrande. Tout le reste se fait de la manière habituelle.

2. Le prêtre qui célèbre plusieurs messes avec un intervalle doit prendre les deux ablutions prescrites par les rubriques aux premières messes. S'il doit célébrer la messe suivante dans moins de trois heures, il n'emploiera que de l'eau pour les ablutions, mais si par inadvertance il a pris aussi du vin, il peut néanmoins célébrer la messe suivante moins de trois heures plus tard, s'il y a nécessité.


http://www.laportelatine.org/bibliotheque/ritusservandus/rites1962.php

segunda-feira, 10 de outubro de 2011

Modas Indecentes

Anjo de Portugal 1916

Mini skirt ban for seaside town in Italy.

Castellammare Di Stabia - A coastal town in southern Italy is planning to ban mini-skirts and low hung jeans in a drive to improve social standards and crack down on anti-social behaviour.

Castellammare di Stabia, situated at the Bay of Naples on the south western coast, has a population of around 65,000 and is popular with tourists. Its mayor Luigi Bobbio said the new regulations would "restore urban decorum and facilitate better civil co-existence".

Prime Minister Silvio Berlusconi recently introduced new powers to mayors across Italy reports BBC Europe , in an effort to fight crime and confront anti social behaviour. Mayor Bobbio's policy will be 'nothing too revealing'. Fines for offenders would range from 30 Euros upwards to 500 Euros ($42-$700) according to Mail Online.

Already some mayors across Italy have implemented strict anti-social measures across their comunes banning such acts as building sandcastles, kissing in cars, feeding stray cats, wooden clogs and using a lawn mowers at weekends. At Castellammare di Stabia they are considering banning sunbathing also, despite the resort having a beach and long, hot summer conditions.

Mayor Bobbio is a member of the People of Freedom party, a centre-right party, he says he wants to target people who are "rowdy, unruly or simply badly behaved".




The measures will be discussed at a council meeting this afternoon (Monday), and could be in place by tonight. The local parish priest, Don Paulo Cecere has already given his full support to the drive, saying: "It's the right decision. It's also a way of combating the rise in sexual harassment."

Read more: http://digitaljournal.com/article/299369#ixzz1aOxf5eSW

Aprovado regulamento contra minissaias e grandes decotes.



Apesar dos protestos a nível nacional, a Assembleia Municipal de Castellamare di Stabia, município do Sul de Itália, aprovou ontem um novo regulamento composto por 41 regras que, segundo o presidente da câmara, vão permitir "restaurar o decoro urbano".


De acordo com o site do TG1, o telejornal do canal RAI Uno, Luigi Bobbio "venceu o braço-de-ferro contra a minissaia". Por 17 votos a favor e nove contra.

Com a nova legislação agora aprovada nesta povoação situada a cerca de 30 km de Nápoles, as mulheres que exibirem saias demasiado curtas, decotes exuberantes ou calças de cintura descaída poderão ser forçadas a pagar uma multa que oscila entre um mínimo de 25 euros e um máximo de 500.

A proposta prevê igualmente penalizações contra o uso de vocabulário obsceno na via pública e jogos de futebol improvisados em parques públicos. Também as pessoas que circularem nas ruas de Castellamare di Stabia a partir das 22.00 em tronco nu vão sujeitar-se ao pagamento de multas, no âmbito do regulamento agora aprovado.

Bobbio, membro do partido Povo da Liberdade, liderado pelo primeiro-ministro, Silvio Berlusconi, garante que estas medidas foram concebidas a pensar nos cidadãos "desordeiros, indisciplinados ou simplesmente mal-comportados". DN Globo


Que esta lei sirva de inspiração aos nossos políticos.

Postado por Lázaro on segunda-feira, 10 de janeiro de 2011 e Veja e visite

http://igrejaeestado.blogspot.com/

sábado, 24 de setembro de 2011

A MISSA DO PADRE PIO.



Recebi há pouco esta entrevista do Padre Pio e não pude deixar de publicá-la, tamanha a grandeza do que ele viveu nessas missas que se tornaram famosas em todo o mundo. Que nossos fiéis e leitores amigos possam tirar dessas palavras um caminho para melhor assistir a sua missa. Queria acrescentar aqui um pequeno comentário: onde fica, depois de se ler esta pungente entrevista, a missa alegrinha dos carismáticos? Que distância entre esta descrição de um verdadeiro Sacrifício realizado no altar, e os shows mundanos, sentimentais e mediáticos dessa nova religião de Vaticano II.

Padre, o Sr. ama o Sacrifício da Missa?
Sim, porque Ela regenera o mundo.

Que glória dá a Deus a Missa?
Uma glória infinita.

Que devemos fazer durante a Missa?
Compadecer-nos e amar.

Padre, como devemos assistir à Santa Missa?
Como assistiram a Santíssima Virgem e as piedosas mulheres. Como assistiu S. João Evangelista ao Sacrifício Eucarístico e ao Sacrifício cruento da Cruz.

Padre, que benefícios recebemos ao assistir à Santa Missa?
Não se podem contar. Vê-lo-ás no céu. Quando assistires à Santa Missa, renova a tua fé e medita na Vítima que se imola por ti à Divina Justiça. Não te afastes do altar sem derramar lágrimas de dor e de amor a Jesus, Crucificado por tua salvação. A Virgem Dolorosa te acompanhará e será tua doce inspiração.

Padre, que é sua Missa?
Uma união sagrada com a Paixão de Jesus. Minha responsabilidade é única no mundo. (Dizia-o chorando.)

Que devo descobrir na sua Santa Missa?
Todo o Calvário.

Padre, diga-me tudo o que o senhor sofre durante a Santa Missa.
Sofro tudo o que Jesus sofreu na sua Paixão, embora sem proporção, só enquanto pode fazê-lo uma criatura humana. E isto, apesar de cada uma de minhas faltas e só por sua bondade.

Padre, durante o Sacrifício divino o senhor carrega os nossos pecados?
Não posso deixar de fazê-lo, já que é uma parte do Santo Sacrifício.

O senhor considera a si mesmo um pecador?
Não o sei, mas temo que assim seja.

Eu já vi o senhor tremer ao subir aos degraus do altar. Por quê? Pelo que tem de sofrer?
Não pelo que tenho de sofrer, mas pelo que tenho de oferecer.

Em que momento da Missa o senhor sofre mais?
Na Consagração e na Comunhão.

Padre, esta manhã na Missa, ao ler a história de Esaú, que vendeu os direitos de sua primogenitura, seus olhos se encheram de lágrimas.

Parece-te pouco desprezar o dom de Deus!?



Por que, ao ler o Evangelho, o senhor chorou quando leu estas palavras: “Quem come a minha carne e bebe o meu sangue...”

Chora comigo de ternura!

Padre, por que o senhor chora quase sempre que lê o Evangelho na Missa?
A nós nos parece que não tem importância que um Deus fale às suas criaturas e elas O contradigam e continuamente O ofendam com sua ingratidão e incredulidade.

Sua Missa, Padre, é um sacrifício cruento?
Herege!

Perdão, Padre, quis dizer que na Missa o Sacrifício de Jesus não é cruento, mas a sua participação em toda a Paixão o é. Engano-me?
Não, nisso não te enganas. Creio que tens toda a razão.

Quem lhe limpa o sangue durante a Missa?
Ninguém.

Padre, por que o senhor chora no Ofertório?
Queres saber o segredo? Pois bem: porque é o momento em que a alma se separa das coisas profanas.

Durante sua Missa, Padre, o povo faz um pouco de barulho...
Se estivesses no Calvário, não ouvirias gritos, blasfêmias, ruídos, e ameaças? Havia um alvoroço enorme.

Não o distraem os ruídos?
Em nada.

Padre, por que sofre tanto na Consagração?
Não sejas maldoso... (Não quero que me perguntes isso...)

Padre, diga-me: por que sofre tanto na Consagração?
Porque nesse momento se produz realmente uma nova e admirável destruição e criação.

Padre, por que chora no altar, e que significam as palavras que pronuncia na Elevação? Pergunto por curiosidade, mas também porque quero repeti-las com o senhor.

Os segredos do Rei Supremo não podem revelar-se nem profanar-se. Pergunta-mes por que choro, mas eu não queria derramar essas pobres lagrimazinhas, mas torrentes de lágrimas. Não meditas neste grandioso mistério?



Padre, o senhor sofre, durante a Missa, a amargura do fel?
Sim, muito freqüentemente...

Padre, como pode estar-se de pé no Altar?
Como estava Jesus na Cruz.

No altar, o senhor está pregado na Cruz, como Jesus no Calvário?
E ainda me perguntas?

Como se acha o senhor?
Como Jesus no Calvário.

Padre, os carrascos deitaram a Cruz no chão para pregar os cravos em Jesus?
Evidentemente.

Ao senhor também lhos pregam?
E de que maneira!

Também deitam a Cruz para o senhor?
Sim, mas não devemos ter medo.

Padre, durante a Missa o senhor pronuncia as Sete Palavras que Jesus disse na Cruz?
Sim, indignamente, mas também as pronuncio.

E a quem diz: “Mulher, eis aí teu filho”?
Digo para Ela: “Eis aqui os filhos de Teu Filho”.

O senhor sofre a sede e o abandono de Jesus?
Sim.

Em que momento?
Depois da Consagração.

Até que momento?
Costuma ser até a Comunhão.

O senhor diz que tem vergonha de dizer: “Procurei quem me consolasse e não achei”. Por quê?
Porque nossos sofrimentos de verdadeiros culpados não são nada em comparação com os de Jesus.

Diante de quem sente vergonha?
Diante de Deus e da minha consciência.

Os Anjos do Senhor o reconfortam no Altar em que o senhor se imola?
Pois... não o sinto.

Se não lhe vem o consolo até à alma durante o Santo Sacrifício, e o senhor sofre, como Jesus, o abandono total, nossa presença não serve para nada.

A utilidade é para vós. Por acaso foi inútil a presença da Virgem Dolorosa, de São João e das piedosas mulheres aos pés de Jesus agonizante?



Que é a Sagrada Comunhão?
É toda uma misericórdia interior e exterior, todo um abraço. Pede a Jesus que se deixe sentir sensivelmente.

Quando Jesus vem, visita somente a alma?
O ser inteiro.

Que faz Jesus na Comunhão?
Deleita-se na sua criatura.

Quando se une a Jesus na Santa Comunhão, que quer peçamos a Deus pelo senhor?
Que eu seja outro Jesus, todo Jesus e sempre Jesus.

O senhor sofre também na Comunhão?
É o ponto culminante.

Depois da Comunhão, continuam seus sofrimentos?
Sim, mas não sofrimentos de amor.

A quem se dirigiu o último olhar de Jesus agonizante?
À sua Mãe.

E o senhor para quem olha?
Para meus irmãos de exílio.

O senhor morre na Santa Missa?
Misticamente, na Sagrada Comunhão.

É por excesso de amor ou de dor?
Por ambas as coisas, porém mais por amor.

Se o senhor morre na Comunhão, continua a ficar no Altar? Por quê?
Jesus morto permanecia pendente da Cruz no Calvário.

Padre, o senhor disse que a vítima morre na Comunhão. Colocam o senhor nos braços de Nossa Senhora?

Nos de São Francisco.

Padre, Jesus desprega os braços da Cruz para descansar no Senhor?

Sou eu quem descansa n’Ele!

Quanto ama a Jesus?

Meu desejo é infinito, mas a verdade é que, infelizmente, tenho de dizer nada e me causa pena.



Padre, por que o senhor chora ao pronunciar a última palavra do Evangelho de São João: “E vimos sua glória como do Unigênito Pai, cheio de graça e de verdade”?

Parece-te pouco? Se os Apóstolos, com seus olhos de carne, viram essa glória, como será a que veremos no Filho de Deus, em Jesus, quando se manifestar no céu?

Que união teremos então com Jesus?
A Eucaristia nos dá uma idéia.

A Santíssima Virgem assiste à sua Missa?
Julgas que a Mãe não se interessa por seu Filho?

E os Anjos?
Em multidões.

Padre, quem está mais perto do Altar?
Todo o Paraíso.

O senhor gostaria de celebrar mais de uma Missa por dia?
Se eu pudesse, não quereria descer do Altar.

Disseram-me que traz com o senhor o seu próprio Altar...
Sim, porque se realizam estas palavras do Apóstolo: “Eu trago no meu corpo os estigmas de Jesus”. “Estou cravado com Cristo na Cruz.” “Castigo o meu corpo, e o reduzo à escravidão...”

Nesse caso, não me engano quando digo que estou vendo Jesus Crucificado!

(Nenhuma resposta)



Padre, o senhor se lembra de mim na Santa Missa?
Durante toda a Missa, desde o princípio até o fim, lembro-me de ti.

A Missa do Padre Pio, em seus primeiros anos, durava mais de duas horas. Sempre foi um êxtase de amor e de dor. Seu rosto estava inteiramente concentrado em Deus e cheio de lágrimas. Um dia, ao confessar-me, perguntei-lhe sobre este grande mistério:

Padre, quero fazer-lhe uma pergunta.
Dize-me, filho.

Padre, queria perguntar-lhe que é a Missa?

Por que me perguntas isto?
Para ouvi-la melhor, Padre.

Filho, posso dizer-te que é a minha Missa.

Pois é isso o que quero saber, Padre.

Meu filho, estamos na Cruz, e a Missa é uma contínua agonia.

Tirada de Tradition Catolica, nº 141, nov. 98 citando "Assim Falou o Padre Pio" (S. Giovanni Rotondo, Foggia, Itália, 1974) com o Imprimatur de D. Fanton, Bispo Auxiliar de Vicenza.

http://www.capela.org.br/Missa/padrepio.htm

sábado, 17 de setembro de 2011

Palavras de Jesus sobre as Suas Sacrossantas Chagas.

Rosário das Chagas de Nosso Senhor Jesus Cristo


Em lugar do Credo rezar:

Oh! Jesus, Divino redentor, tende misericórdia de nós e do mundo inteiro.
Deus forte, Deus Santo, Deus imortal, tende piedade de nós e do mundo inteiro.
Graça, misericórdia, meu Jesus; nos perigos presentes, cobri-nos com vosso preciosíssimo sangue.
Pai Eterno, tende misericórdia de nós pelo Sangue de Jesus Cristo, vosso Filho Unigênito, tende
misericórdia de nós, Vos suplicamos. Amém, Amém, Amém.

Em lugar do Pai Nosso:

Pai Eterno, eu Vos ofereço as santas Chagas de Nosso Senhor Jesus Cristo; Para curar as de nossas almas.

Em lugar de cada Ave-Maria:

Meu Jesus, perdão e misericórdia: Pelos méritos de vossas santas Chagas.
Terminando o Rosário, deve-se rezar três vezes:

Pai Eterno, eu Vos ofereço as santas Chagas de Nosso Senhor Jesus Cristo; Para curar as de nossas almas.
Amém.

Ouçamos o Divino Mestre:

"Minhas Chagas repararão as vossas. Os que a honrarem terão verdadeiro conhecimento de Jesus Cristo."
"Minhas Chagas cobrirão as vossas faltas.
Meditando nelas encontrareis sempre novo alimento de amor." "Concederei tudo quanto me pedirem com
a invocação de minhas Chagas." "É necessário propagar esta devoção. " "Obtereis tudo, porque o mérito
de meu Sangue é de um preço infinito. Com meu Coração e minhas Chagas podeis conseguir tudo."
"Este Rosário da Misericórdia faz contrapeso à minha justiça." "A cada palavra eu deixo cair uma gota de
meu Sangue, sobre a alma de um pecador."
Deveis repetir com freqüência, junto aos doentes esta inspiração:
"Meu Jesus, perdão e misericórdia, pelos méritos de vossas santas Chagas."
Esta oração aliviará a alma e o corpo. Muitas pessoas experimentarão a eficácia destas aspirações.
"Desejo
que os sacerdotes a dêem com freqüência aos penitentes no Santo Tribunal."
O pecador que disser a oração seguinte, alcançará perdão:
" Pai Eterno, eu Vos ofereço as Chagas de Nosso Senhor Jesus Cristo, para curar as de nossas almas"
"Oferecei-me com freqüência estas duas aspirações para ganhar-me pecadores, porque tenho fome de
almas."
Uma alma, que em estado de graça, durante a vida honrar e aplicar as Chagas de Nosso Senhor Jesus
Cristo e oferecê-las a Deus Pai pelas Almas do Purgatório, será acompanhada no momento da morte pela
Santíssima Virgem, os Anjos e Nosso Senhor na Cruz, resplandecente de glória recebê-la-á e coroá-la-á.
"A devoção às minhas Chagas é o remédio para este tempo de iniqüidade", "Sou Eu quem o quer: deveis
fazer as vossas invocações com grande fervor."
" Tal como há um exército organizado pelo Mal, também há um exército organizado por Mim. Com esta
oração sois mais poderosas que um exército, para travar os meus inimigos. Vós sois muito felizes, vós a
quem ensinei a oração que Me desarma:
"Meu Jesus, perdão e misericórdia, pelos méritos das vossas santas Chagas".
As graças que recebeis são graças de fogo. Elas vêm do Céu, e para o Céu devem voltar." "Minha filha,
onde se fizeram os Santos, senão nas minhas Chagas? Todos os meus Santos são fruto das minhas Chagas.
"Quando as minhas santas Chagas foram abertas, houve um "engano" no homem, que julgou que elas
terminariam. Mas não, elas serão eternas, e serão eternamente vistas por todas as minhas criaturas. Digo-te
isto para que não as olhes por hábito, mas que as veneres com grande reverência e humildade."
Aparecendo um dia em toda a beleza da Sua Ressurreição, disse à Sua bem - amada:
"Minha filha, eu mendigo, como faria um pobre Chama os meus filhos um a um.
Olho-os com complacência quando vêm a Mim. Eu espero-os!" "Minha filha, nunca deveis ter medo de
exagerar na devoção às minhas Chagas, porque nunca sereis confundidos, ainda que as coisas pareçam
impossíveis. Concederei tudo o que Me pedirem pela invocação às santas Chagas.
É preciso espalhar esta devoção. Obtereis tudo, porque é o mérito do meu Sangue, que é de um preço
infinito. Com as minhas Chagas e com o meu Divino Coração podeis obter tudo!" "Encontras Chagas por
toda a parte no Corpo do teu Esposo! Quero que também, sejas assim !
Contempla-Me na Cruz : Quando Eu estava lá, não olhava nem para os carrascos, nem para os ultrajes
Olhava para meu Pai.
É assim que deveis cumprir o vosso dever, fazendo o que Eu quero, sem nenhum olhar para a criatura. Tal
como eu, que olhava unicamente para meu Pai! ".

Terço das Santas Chagas

No lugar do Pai-Nosso:

Eterno Pai, eu Vos ofereço as Chagas de Nosso Senhor Jesus Cristo, para curar as chagas de nossas almas
e das almas do mundo inteiro.

No lugar da Ave-Maria:

Meu Jesus, perdão e misericórdia, pelos méritos de Vossas Santas Chagas.
Coroa em honra as Chagas de Jesus

Senhor Jesus Cristo, nós Vos amamos, honramos, adoramos, damos louvores e graças pela Chaga do
vosso Pé Esquerdo, pela dor e pelo Sangue que dela jorrou.

Senhor Jesus Cristo, nós Vos amamos, honramos, adoramos, damos louvores e graças pela Chaga do
vosso Pé Direito, pela dor e pelo Sangue que dela jorrou.

Senhor Jesus Cristo, nós Vos amamos, honramos, adoramos, damos louvores e graças pela Chaga da vossa
Mão Esquerda, pela dor e pelo Sangue que dela jorrou.

Senhor Jesus Cristo, nós Vos amamos, honramos, adoramos, damos louvores e graças pela Chaga da vossa
Mão Direita, pela dor e pelo Sangue que dela jorrou.

Senhor Jesus Cristo, nós Vos amamos, honramos, adoramos, damos louvores e graças pela Chaga do
vosso Sagrado Coração, pelo Sangue e Água que dela jorraram, e nesta Chaga escondemos nossas almas.
Amém.

Pornografia - um perigo para o católico.


sábado, 13 de fevereiro de 2010

O mal que a pornografia faz
Por Pe. Thomas Loya

1º de fevereiro de 2010

Mulheres, da próxima vez que forem à Igreja, olhem por um momento para todos os homens presentes ali, mesmo os melhores deles. Por favor, recite uma oração por eles, pois ao olhar ao seu redor, é seguro dizer que a maioria dos homens que você está vendo são viciados em pornografia, ou ao menos possuem algum contato com ela, ou têm algum problema com pornografia. Sim, mulheres, acreditem em mim, é sério assim mesmo. Eu me dirijo às mulheres porque elas sempre têm mais a perder quando as coisas não andam de acordo com a ordem da Teologia do Corpo. Os homens também têm muito a perder através desse vício da pornografia, mas o custo para as mulheres geralmente não é compreendido totalmente.

A pornografia, de certo modo, é pior que o adultério. Pelo menos no caso do adultério a esposa tem pessoas tangíveis para lidar, duas pessoas que pode confrontar. Mas a pornografia subsiste no mundo secreto e inalcançável das fantasias de um homem. O vício em pornografia tira o que pertence merecidamente à esposa e enterra isso em um abismo egoísta feito de fantasias. A sexualidade humana, e em particular a união em uma só carne entre marido e mulher fala a linguagem, a teologia, de um total dom de si mesmo, um para o outro. Um homem e uma mulher se doam completamente, um para o outro, precisamente através de seus corpos, que possuem um sexo masculino ou feminino. Mas com o vício da pornografia o homem se dá a si mesmo, ou se entrega a uma fantasia. Isso deixa sua mulher emocionalmente distante e debilitada. Ela não consegue alcançar nele o que lhe pertence de direito. Ela fica sozinha, fora do campo onde o marido se auto-absorve.

Ao contrário da alegação daqueles que usam a pornografia a fim de “melhorar” suas experiências de intimidade sexual, o que a pornografia faz é deixar o casal mais longe um do outro. Com o tempo o marido vai achando sua mulher cada vez menos atrativa, pois ela não consegue “concorrer” com as “fantásticas” imagens que a pornografia proporciona. Para compensar, o marido muitas vezes cria expectativas sobre suas relações conjugais que a mulher acha sem sentido. Ou simplesmente o marido inicia relacionamentos extra-conjugais.

Existem dimensões bioquímicas no vício em pornografia. Os cérebros dos homens são diferentes dos cérebros das mulheres em vários aspectos. Para os homens as imagens visuais têm o poder de se fixarem de modo definitivo no cérebro. Isso coloca a mulher ainda em pior posição. Durante a intimidade conjugal, as imagens presentes na mente do marido não são aquelas da sua esposa, que está logo ali em contato físico com ele, mas sim as imagens das estrelas pornográficas e das ações que viu nos filmes e que ficaram marcadas em seu cérebro. Os fatores bioquímicos ajudam a explicar porque o vício em pornografia é tão difícil de vencer. Ações e imagens repetidas ficam marcadas em canais neuronais permanentes no cérebro. E já que a finalidade da pornografia é a auto-estimulação, os novos caminhos neuronais criados pelo hábito da auto-estimulação fazem o desejo (eros) do marido se voltar para si mesmo, tornando-o incapaz de realizar um dom de si para sua mulher. Isso também torna os homens menos capazes de serem bons maridos.

Mulheres, antes de pensar em se casar com um rapaz, certifiquem-se de perguntar sobre seu histórico com pornografia. Tomara que ele não tenha nenhum.

Espero que esse artigo tenha servido como um alarme, a fim de motivar um compromisso de para com o que chamo de “assassino silencioso” de nossa cultura – a pornografia. No próximo artigo veremos como podemos matar esse “assassino silencioso” através da linguagem da Teologia do Corpo.

Traduzido de: http://tob.catholicexchange.com/2010/02/01/1571/

sábado, 10 de setembro de 2011

A manuscript of a soul in Purgatory


At the expressed desire of the Directors of the Bulletin "Notre Dame de la Bonne Mort," this pamphlet is published with all the reservations ordered by the Church in the decree of Urban VIII, and as a purely historical document.

It was sent to that periodical by a zealous and devout missionary and is a pious document based on alleged conversations between a nun and a soul in Purgatory.

No one can deny off-hand the possibility, or in fact, the reality of such apparitions of souls in Purgatory to persons still living. Such apparitions are not rare and there are many accounts of them. They are of frequent occurrence in the lives of the Saints. God allows these apparitions and manifestations both for the relief of the souls in question who thus arouse our pity, and to instruct us by showing us the rigor of divine justice when it comes to faults which we often treat lightly.

A nun, identified for us merely as Sister M. de L. C., of a convent at V., without warning began to hear prolonged sighs beside her. This was in November 1873. She cried out, "Oh, who are you, you frighten me. Whatever you do, don’t show yourself. Tell me, who are you?" No answer was forthcoming. The sighs continued and came even nearer. In vain did the poor Sister multiply her prayers, communions, ways of the cross, and rosaries. The sighs did not cease and remained unexplained until February 15, 1874, when a voice she recognized was heard saying: "Do not be afraid, you will not see me in my sufferings. I am Sister M.G." Sister M.G. was a nun who had died at V., a victim to devotion and duty, February 22, 1871, at the age of 36.

This is a testimonial about Sister M. de L. C. herself. Let us add that all witnesses of her life were agreed that Sister M. de L. C. was endowed with a sound judgment, and keen and cultured intellect, and possessed a great amount of common sense. In the spiritual life, she never sought the extraordinary. On the contrary, she avoided it.

Sister M. de. L. C. kept her director well informed of all that happened. He was the Reverend Father Prevel of the Fathers of Pontingy, who later became General of his congregation. Prominent priests have declared without hesitation that it contains nothing contrary to Faith, nothing that is not in accord with the true principles of the spiritual life, rather matter that will edify devout souls.

A suffering soul in Purgatory to Sister M.

If you could only know what I suffer! Pray for me, please. I suffer intensely everywhere. My God, how merciful You are! No one can imagine what Purgatory is like. Be kind and take pity on the poor souls.

May 1874. I have been in the second Purgatory since the Feast of the Annunciation. On that day I saw the Blessed Virgin for the first time. In the first stage, we never saw her. The sight of her encourages us and this beloved Mother speaks to us of Heaven. While we see her, our sufferings are greatly diminished.

You do well to pray to St. Michael and to urge others to do so. One is indeed happy at the hour of death when he has had confidence in some of the saints. They will be his protectors before God in that terrible moment.

Make it a practice to live in the presence of God with a pure intention. God seeks devoted souls who will love Him for His own sake. These are very few. He wants you to be one of His true friends. Many think they love God, but they love Him for their own sakes.

February 1875. Watch carefully over your interior life. Keep all your small troubles for Jesus alone. He is well able to make up to you for whatever He takes from you. Your life must be one of unceasing interior acts of love and of mortification, but God alone must know of it. Do nothing extraordinary. Lead a very hidden life, yet one closely united to Jesus.

Love God very much. How happy are the souls that do this. They possess a treasure! The great penance of your life will be, not the absence of your Jesus but great sorrow for all the pain you have given Him, by your failure to love Him as you desire, in return for the overwhelming number of graces which He has showered upon you and which He will continue to shower upon you.

Love everyone, but do not put your trust entirely in anyone, because Jesus wants to be your great confidant. Everything for Him and for Him alone. Perform all your actions in the presence of God as I have so often told you. Consult Him before all you do or say. Let your life be one of faith and love... Do nothing to distinguish yourself. Without offending anyone, avoid the company of those who are too unreserved and those who are uncharitable. As for yourself, be busy about your own affairs. Keep your opinions to yourself and never express them unless obliged to do so. Be preoccupied with only that one subject, the mainspring of your life, Jesus.

December 8, 1875. Love God intensely. Do not fear your own suffering. Trust in Him, never in yourself. Die to yourself from morning to night... Do not breathe or live except for Jesus Christ. God must be your only confidant. Complain to no one except for Him. Be quite hidden from the eyes of everyone else.

Feast of the Annunciation. When God wishes a soul to be entirely His, He begins by crushing it, very much as apples are crushed in the press—to extract its passions, its self-seeking, in a word, all its defects. When a soul is sufficiently broken, He reshapes it according to His will. If it is faithful, it is soon transformed. Only then does Jesus load it with His choicest graces and inundate it with His love.

Jesus wants you to deal with Him, as with an intimate friend, without any fear whatsoever. It is true that His Majesty is frightening and that you are not worthy to have such intimate converse with your Jesus, but is He not the Master that enriches whomsoever He wills? Ask Jesus to make you rich in every virtue, as He wishes you to be, but in the meantime, shape your life in accordance with His inspirations. Enlarge your heart because what Jesus desires above all things is to see in it His love. What wonderful graces you will receive if you are faithful, graces you have never even thought of.

May 12th. Mortify yourself corporally, but more especially spiritually. Forget yourself. Deny yourself in everything. Never look at what others are doing. God does not demand the same perfection from everyone. All are not enlightened in the same way, but you, whom Jesus Himself enlightens, look only to Him, let Him be your aim and object in everything.

Never grow weary in your work. Begin each day as if you had so far done nothing. This continual renouncement of one’s will and comfort and one’s own opinions is a long martyrdom, but it is most pleasing to God. God wants you to be something special, not as regards your exterior, but in your inner soul. He asks of you a union with Himself, so great that you never lose sight of Him, even amidst your absorbing occupations.

While on earth one truly cannot picture or imagine what God really is, but we (in Purgatory) know and understand Him for what He is, because our souls are freed from all the ties that fettered them and prevented them from realizing the holiness and majesty of God, and His great mercy. We are martyrs, consumed as it were by love. An irresistible force draws us towards God who is our center, but at the same time another force thrusts us back to our place of expiation. We are in the state of being unable to satisfy our longings. Oh, what a suffering that is, but we desire it and there is no murmuring against God here. We desire only what God wants. You on earth, however, cannot possibly understand what we have to endure.

Be ingenious in mortifying yourself and in breaking your own will. Be especially nice to those who are less agreeable to you than to others, no matter what wrong they may have done to you. This means renouncing yourself and pleasing Jesus. Nothing else matters. It is on these occasions that you must silence the human will, but you must do it because Jesus wills it. Do not allow self-love to get the upper hand, but do all blindly to please Jesus alone.

St. Michael

1879, Retreat in September. We see St. Michael as we see the angels. He has no body. He comes to get the souls that have finished their purification. It is he who conducts them to Heaven. He is among the Seraphim as Monsignor said. He is the highest angel in Heaven. Our own Guardian Angels come to see us but St. Michael is far more beautiful than they are. As to the Blessed Virgin, we see her in the body. She comes to Purgatory on her feasts and she goes back to Heaven with many souls. While she is with us we do not suffer. St. Michael accompanies her. When he comes alone, we suffer as usual. When I spoke to you of the great and the second Purgatory, it was to try and make you understand that there are different stages in Purgatory. Thus I call that stage of Purgatory great or worst where the most guilty souls are, and where I stayed for two years without being able to give a sign of the torments I was suffering. The year you heard me groaning, when I began to speak to you, I was still in the same place.

In the second Purgatory, which is still Purgatory but very different from the first, one suffers a great deal, but less than in the great place of expiation. Then there is the third stage, which is the Purgatory of desire, where there is no fire. The souls who did not desire Heaven ardently enough, who did not love God sufficiently, are there. It is there that I am at this moment. Further, in these three parts of purgatory, there are many degrees of variation. Little by little, as the soul becomes purified, her sufferings are changed.

The more a soul loves Jesus the more meritorious all its actions are in His sight. It is only love that will be rewarded in Heaven. All that is done for any other motive will count as nothing. Love Jesus truly, once and for all, as He wants you to. Then I also shall benefit in that I shall have great relief in all my sufferings.

Is God not more pleased with me these last few days? Yes, He is more pleased because you are striving more to give Him pleasure. Have you noticed His goodness and special watchfulness over you? Has He not also given you much joy these days? He will always act like that towards you. The more you do for Him the more He will do for you. I am so happy to see that you are really beginning to love God, who is so good, and to work seriously at your perfection. If by remaining a little longer in Purgatory I could obtain that you should arrive at perfection God demands of you to accomplish His designs, I would willingly bear that suffering. Never look back to examine your conduct in the past. Leave it entirely in the hands of God and go steadily forward. Your life must be summed up in two words: Love and Sacrifice. Sacrifice from morning to night, but always with Love. If only you knew what God is, there is no sacrifice that you would not be willing to make, no suffering that you would not endure for Him. If you could see Him for but one minute you would be perfectly satisfied and consoled... What then must it be to see Him for all eternity?

What is the best way of honoring St. Michael? The best and most efficacious way of glorifying him in Heaven and honoring him on earth is to spread devotion to the souls in Purgatory, and to make known the great mission he fulfills towards these suffering souls. It is he who is entrusted by God to lead the souls to the place of expiation and to bring them to their eternal home after purification. Each time a soul arrives to increase the number of the elect, God is glorified, and this glory in some way communicates itself also to the celestial minister. It is an honor for him to present to Our Lord the souls that will sing their thanks and His mercies through all eternity. I could never make you understand the intense love which the Heavenly Archangel has for his Divine Master, and the love which God in His turn has for St. Michael. Neither can I convey to you a true idea of the love and pity St. Michael has for us. He encourages us in our sufferings by speaking to us of Heaven.

How do they celebrate the feast of St. Michael in Purgatory? On that day St. Michael comes to Purgatory and returns to Heaven with a great number of souls, especially with those who had been devout to him in life.

Levels of Purgatory

I can tell you about the different degrees of Purgatory because I have passed through them. In the great Purgatory there are several stages. In the lowest and most painful, like a temporary hell, are the sinners who have committed terrible crimes during life and whose death surprised them in that state. It was almost a miracle that they were saved, and often by the prayers of holy parents or other pious persons. Sometimes they did not even have time to confess their sins and the world thought them lost, but God, whose mercy is infinite, gave them at the moment of death the contrition necessary for their salvation on account of one or more good actions which they performed during life. For such souls, Purgatory is terrible. It is a real hell with a difference, that in hell they curse God, whereas we bless Him and thank Him for having saved us.

Next to these come the souls, who though they did not commit great crimes like the others, were indifferent to God. They did not fulfill their Easter duties and were also converted at the point of death. Perhaps they were unable to receive Holy Communion. They are in Purgatory for the long years of indifference. They suffer unheard of pains and are abandoned either without prayers or if they are said for them, they are not allowed to profit by them. There are in this stage of Purgatory religious of both sexes, who were tepid, neglectful of their duties, indifferent towards Jesus, also priests who did not exercise their sacred ministry with the reverence due to the Sovereign Majesty and who did not instill the love of God sufficiently into the souls confided to their care. I was in this stage of Purgatory.

In the second Purgatory are the souls of those who died with venial sins not fully expiated before death, or with mortal sins that have been forgiven but for which they have not made entire satisfaction to the Divine Justice. In this part of Purgatory, there are also different degrees according to the merits of each soul. Thus the Purgatory of the consecrated souls or of those who have received more abundant graces, is longer and far more painful than that of ordinary people of the world.

Lastly there is the Purgatory of desire which is called the Threshold. Very few escape this. To avoid it altogether, one must ardently desire Heaven and the vision of God. That is rare, rarer than people think, because even pious people are afraid of God and have not, therefore, a sufficiently strong desire of going to Heaven. This Purgatory has its very painful martyrdom like the others. The deprivation of the sight of our loving Jesus adds to the intense suffering.

Where is Purgatory situated? It is in the center of the earth, close to Hell, as you saw one day after Holy Communion. The large number of souls there are confined to a limited space. There are thousands and thousands of souls there. But then what space does a soul occupy? Each day thousands of souls come to Purgatory and most of them remain thirty to forty years, some for longer periods, others for shorter. I tell you this in terms of earthly calculations because here it is quite different. Oh, if people only knew and understood what Purgatory is and what it means to know that we are here through our own fault. I have been here for eight years and it seems to me like ten thousand. Oh my God! Tell all this to the Father, so that he may learn from me what this place of suffering is like and may make it better known in the future. He will be able to find out for himself how profitable it is to have a great devotion to the holy souls in Purgatory. God often accords more graces through the intercession of these suffering souls than through prayers of the saints. Let the Father, when he wishes to be sure of obtaining what he wants, ask the souls who have loved Our Lady most. These, in consequence, she wishes most of all to release. He will see whether his prayer is heard or not.

The justice of God keeps us in Purgatory, and we deserve it, but His mercy and His Fatherly Heart does not leave us here bereft of consolation. We ardently desire complete union with Jesus, but He desires it almost as much as we do. On earth, He sometimes communicates Himself to certain souls in a most intimate manner (to few, because, so few will listen to Him) and He delights in revealing His secrets to them. The souls that receive these favors are those that seek to please Him in all their conduct and who live and breathe only for Jesus and try to please Him.

Then what happened to the prayers Father P. said for them? Those in Heaven for whom prayers are said on earth can apply those prayers to the souls they wish to benefit. It is a very consoling thought for those in the other world to know that their relatives and friends on earth do not forget them, even though they have no further need of prayers. In return, they are not ungrateful.

The judgments of God are very different from those of the world. He takes into account the temperament and character of each and what is done by carelessness or pure malice. To Him who knows the most secret recesses of the heart, it is not difficult to see what goes on there. Jesus is very good, but He is also most just.

Tell me what happens during the agony and after. Does the soul find itself in light or darkness? Under what form is the sentence pronounced? I had no agony as you know, but I can tell you this, that at the last decisive moment, the devil lets loose all his rage against the one that is dying. God permits souls to go through these last trials in order to increase their merits. Souls that are strong and generous, in order that they may have a more glorious place in Heaven, have often had, at the end of their lives and in the moment of death, terrible combats with the angel of darkness. You have been a witness to this. But they always come out victorious. God never allows a soul that has been devoted to Him during life to perish at the last moment. Those souls who have loved the Blessed Virgin and invoked her all their lives will receive from her many graces in their last struggles. It is the same for those who have been really devout to St. Joseph, to St. Michael, or to any of the saints. I have already said one is glad to have an intercessor with God in those dreadful moments. Some souls die quite tranquilly without experiencing any of those trials. God has His designs in everything. He does or permits all for the good of each particular soul.

Tell me, in what does true sanctity consist? You know that very well, but as you wish it I shall repeat it to you, though I have already told it to you many times. True sanctity consists in renouncing oneself from morning to night, in being a living sacrifice, in constantly putting aside the human self, in allowing God to work in and with you as He pleases, to receive the graces He sends you with profound humility, recognizing yourself quite unworthy of them, to live as constantly as possible in the Divine Presence, to perform all your actions under the eye of God, wanting Him to be the only witness of your efforts and your only reward. This is the sanctity wished for and demanded by Jesus of all those who desire to be His only and to live His life. All the rest is pure illusion.

Some souls have their Purgatory on earth by suffering, others by love, for love is a true martyrdom. The soul that really tries to love Jesus finds that notwithstanding all its efforts it does not Love Him as much as it wants to, and that is for that soul a perpetual martyrdom caused by a love which is not without great suffering. It is, as I told you, rather like the state of a soul in Purgatory, who continually leaps up towards Him who is its only desire, and who at the same time is hurled back because its expiation is not complete.

Very few souls get any prayers, the majority are totally abandoned and no thought or prayers are given to them on earth.



I have told you there are some souls who do their Purgatory at the foot of the altar. They are not there for faults they have committed in the church, because those faults which attack Jesus directly, Jesus present in the Tabernacle, are punished with terrible severity in Purgatory. The souls that are there in adoration are there as a reward for their reverent behavior in the Sacred Presence. They suffer less than if they were in Purgatory itself, and Jesus, whom they contemplate with the eyes of their soul and of faith, softens their pains by His invisible Presence.

Have you a more perfect knowledge of God than we have? What a question! Of course we know Him far better and love Him far more. Indeed, it is just that which causes our greatest suffering. On earth you simply do not know what God is. There, each one of you has an idea of what you think God is, according to your very limited knowledge, but when we leave our covering of clay and when nothing impedes the liberty of our souls, we at last begin to know God, His goodness, His mercy, His love. After this clearer view and the thirst for union, our souls yearn for God. This is our very life and we are forever repulsed because we are not sufficiently pure. This, in a word, is our worst suffering, the hardest, most bitter. Oh, if only we were allowed to come back to earth, after knowing what God really is, what a different life we would lead! But what useless regrets, and yet on earth you do not think of these things and live as if you were blind. Eternity is no account to you. The earth, which is only a journey and receives only the body which in itself turns to dust, is the sole object to which almost all of your desires tend and you do not even think of Heaven while Jesus and His love are entirely forgotten.

God loves simple souls. You must go to Him, therefore, with good will, always ready to sacrifice yourself to please Him. You must act with Jesus as a little child does with its mother, trusting in His goodness and placing all your spiritual and temporal interest with great confidence in His Divine Hands. Having done this, try to please Him in everything without troubling yourself about anything else. God does not regard great acts or heroic deeds as much as He does simple actions or small sacrifices, provided these are done with love for Him.

Sometimes even a tiny sacrifice, which was known only to God and to the soul, may be far more meritorious than a great one that was loudly applauded. One must be very interior on order not to take for oneself any of the praise given one. God seeks souls empty of self so as to fill them with His love. He finds but a few. Self-love leaves no place for Jesus. Do not let any opportunity to mortify self pass by, especially interior mortification. Jesus has many graces to give you during Lent. Therefore, prepare yourself by a redoubling of your fervor, but above all, love Jesus. He is so little loved by the world and so outraged by it.

The Blessed Virgin loves you very much. On your part love her with all your heart and do all you can to procure her the greatest possible glory.

France is indeed very guilty, but unfortunately she is not the only one. At this moment there is not a single Christian kingdom that is not openly or by underhanded means trying to expel God from its midst. The secret societies and their master, the devil, are formenting and stirring all this trouble.

This is now the hour of the prince of darkness. While he is in power he may do his worst, but God will show that He alone is Master. He may use severity to manifest His power, but even in His vengeance, Jesus is yet always merciful.

St. Michael will intervene in the personal struggle of the Church which is so terribly persecuted, but not so easily destroyed as the wicked think. It is he who is also the special patron of France and who will help her to take rank as the eldest daughter of the Church, because notwithstanding all the wickedness that is committed in France, there is still much good and so many devoted souls there. I do not know when St. Michael will intervene; you must pray very much for this intention. Invoke the Archangel, remind him of his titles and beseech him to intercede with Christ, over whose Heart he has such influence. But be sure that the Blessed Virgin is not forgotten. France is her kingdom, privileged over all others. She will save it. Those who promote the recitation of the Rosary everywhere deserve praise. It is this prayer that is the most efficacious in the present time of need.

What are the few moments we have to pass on earth compared to eternity? At the hour of death, you will not find that you have done too much. Be very generous, do not listen to yourself but always look at the goal to which Jesus calls you. That is sanctity, pure love. Then go forward and never look back. Great crosses, crosses that often break the heart, so to say, are the portion of God’s own friends.

October 16th. It is useless for you to worry about the souls entrusted to you, to reprove them or to try to make them a little more spiritually inclined. You will only succeed in as far as you yourself are spiritual. It is only through the overflow of your own piety that you can put it into their hearts. If you yourself are not what you ought to be, if you are not closely united with Jesus, your words will reach their ears but will not enter into their hearts, and so your effort will not be fruitful. Do you see how good it is to be united to Jesus? That is the only true happiness on earth.

September 1882. Jesus has done very much for you and He will do still more for you in the future, but you must correspond with His graces in a generous spirit. The souls that arrive at the height of perfection that He demands of them are mistresses of His Heart. He refuses them nothing. When you will have arrived at that stage, Jesus and yourself will be but one. Your sentiments, your thoughts and your desires will be the same. Be good, therefore, make haste to become a saint to procure great glory for your one Friend who waits for that moment to inundate your soul with His grace. You do not yet make sufficient effort in watching over your interior and in keeping before your mind the Divine Presence of Jesus. Try to take the trouble and you will be powerfully helped. Jesus is only waiting for a little good will on your part and He will do the rest. Say to yourself every day, "Since Jesus began to give me so many special graces, what have I become? What ought I to be? What would I be if I had always corresponded well?" These thoughts meditated on for a few minutes will do much good to your soul. Only reflect seriously on them, for it is the will of God that I have told you. He also desires that you work seriously at your perfection because upon it depends that of many others. Jesus has such an intense love for you that He desires to pour upon you His choice graces which He shares only with His intimate friends. Hasten by your prayers and sacrifices the happy moment which will witness the Divine union that Jesus wishes to form with your soul.

All things pass and pass quickly. Do not fret so much about things that will end one day. Aim at what will never end. By our holy actions united to Jesus, let us embellish our heavenly throne. Let us raise it up a few steps nearer to Him whom we shall contemplate and love throughout eternity.

I am going to try to make you understand, as far as you can upon earth, what Heaven is like. There are ever new Feasts which succeed each other without interruption. There is happiness, always new and such, it would seem, as has never been enjoyed. It is a torrent of joy which flows unceasingly over the elect. Heaven is above all and beyond all - GOD: God loved, God relished, God delighted in; in one word, it is to be satisfied with God without ever being satisfied!

The more a soul loves God on earth, the higher she advances in perfection, the more she will love and understand God in Heaven. Jesus is the true joy upon earth and the eternal felicity of Heaven.

A soul in Purgatory



http://www.michaeljournal.org/purgatory.htm

sábado, 3 de setembro de 2011

OFFERINGS TO BE MADE AT THE BEGINNING OF THE DAY, AND AT THE TIME OF THE HOLY MASS.



By a Brief of September 30, 1859, the Sovereign Pontiff Pius IX. granted -
The indulgence of 300 days to all faithful Christians, who shall with contrite hearts devoutly say in any language at the beginning of the day the following offering: O Lord God Almighty, &c. He granted also another indulgence of 300 days to any one who at the time of the holy Mass shall say the other offering printed below: Eternal Father, I offer to Thee, &c. Moreover to those who shall have said both the prayers every day for a month he granted -
The plenary indulgence, provided that, being truly penitent, having Confessed and Communicated, they visit their own parish church, or any other church, and pray according to the intention of his Holiness.
By another Brief, dated April 11, 1860, the same Sovereign Pontiff vouchsafed to extend the above-mentioned partial Indulgence of 300 days to three years.







THE OFFERING TO BE MADE AT THE BEGINNING OF THE DAY.

O Lord God Almighty, behold me prostrate be fore Thee in order to appease Thee, and to honour Thy Divine Majesty, in the name of all creatures. But how can I do this who am myself but a poor sinner? Nay, but I both can and will, knowing that Thou dost make it Thy boast to be called Father of mercies, and for love of us hast given Thy very only-begotten Son, who sacrificed Himself upon the Cross, and for our sake doth continually renew that sacrifice of Himself upon our altars. And therefore do I - sinner, but penitent; poor, but rich in Jesus Christ - present myself before Thee, and, with the ardent love of angels and of all Thy saints, and with the tender affection of the Immaculate Heart of Mary, offer to Thee in the name of all creatures the Masses which are now being celebrated, together with all those which have been celebrated, and which will be celebrated to the end of the world. Moreover, I intend to renew the offering of them every moment of this day and of all my life, that I may thereby render to Thy infinite Majesty an honour and a glory worthy of Thee, thus to appease Thy indignation, to satisfy Thy justice for so many sins of us thy children, to render Thee thanks proportioned to Thy benefits, and to implore Thy miseries upon myself and upon all sinners; upon all the faithful, living and dead, upon Thy whole Church, and principally upon its visible Head, the Sovereign Pontiff of Rome; and lastly upon all poor schismatics, heretics, and infidels, that they also may be all converted and save their souls.

THE OFFERING TO BE MADE AT THE TIME OF THE HOLY MASS.

Eternal Father, I offer to Thee the sacrifice which Thy beloved Son Jesus made of Himself upon the Cross, and now renews upon this altar; and I offer it to Thee in the name of all creatures, together with the Masses which have been celebrated, and which shall be celebrated, in the whole world, in order to adore Thee, and to give Thee the honour which Thou dost deserve; to render to Thee due thanks for Thy innumerable benefits, to appease Thy anger for our sins, and to give Thee due satisfaction for them; to entreat Thee also for myself, for the Church, for the whole world, and for the blessed souls in purgatory. Amen.


http://www.franciscan-sfo.org/ap/rac/almighty.htm#8

terça-feira, 23 de agosto de 2011

Prayer to St. Joseph the Worker


Prayer to St. Joseph the Worker

Glorious Saint Joseph, pattern of all who are devoted to toil, obtain for me the grace to toil in the spirit of penance, in order thereby to atone for my many sins; to toil conscientiously, putting devotion to duty before my own inclinations; to labor with thankfulness and joy, deeming it an honor to employ and to develop, by my labor, the gifts I have received from Almighty God; to work with order, peace, moderation, and patience without ever shrinking from weariness and difficulties; to work above all with a pure intention and with detachment from self, having always before my eyes the hour of death and the accounting which I must then render of time ill spent , of talents unemployed, of good undone, and of my empty pride in success, which is so fatal to the work of God. All for Jesus, all through Mary, all in imitation of thee, O Patriarch Joseph! This shall be my motto in life and in death. Amen.